1er noël sans vous.
Pas le dernier sans doute.
Sans une trace. Sans un mot.
Mais pas sans une myriade de petites aiguilles qui viennent assaillir le cours de mes pensées.
Un très joyeux noël à vous.
/miss u
jeudi 24 décembre 2009
lundi 5 octobre 2009
N'y pense même pas.
Aujourd'hui, si j'y avais pensé, j'aurais pu te souhaiter une joyeuse fête.
Mais tu imagineras sûrement quelque sombre calcul ou pitoyable intention derrière une intention simple et sincère.
Alors, comme quelques autres dates indélébiles, je préfère faire semblant d'oublier.
Mais tu imagineras sûrement quelque sombre calcul ou pitoyable intention derrière une intention simple et sincère.
Alors, comme quelques autres dates indélébiles, je préfère faire semblant d'oublier.
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lundi 24 août 2009
Mensonge
Un vingt-e-deux septembre au diable vous partîtes,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
On ne reverra plus, au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Désormais, le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
À peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous,
Et c'est triste de n'être plus triste sans vous.
Le vingt-deux septembre
Georges Brassens - Les copains d'abord (1964)
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
On ne reverra plus, au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Désormais, le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
À peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous,
Et c'est triste de n'être plus triste sans vous.
Le vingt-deux septembre
Georges Brassens - Les copains d'abord (1964)
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mercredi 19 août 2009
Envie de... #5
Envie de vent, de soleil et de vitesse au ras du sol.
Fendre l'air et la terre pour laisser derrière soi ces traces de doigts sales se faire emporter par la marée.
Fendre l'air et la terre pour laisser derrière soi ces traces de doigts sales se faire emporter par la marée.
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Envie de...
mardi 11 août 2009
Loudless Ire
Ni oubliées, ni si vielles, mes blessures n'ont pas cessé de saigner.
Surtout pas quand le dard acéré de votre venin vient flétrir les images du passé.
Froissées et empoisonnées par la vérité que vous vous êtes construite, j'assiste impuissant à la curée de ce qui fut jadis et sincère.
Pour cela je pourrai arriver à vous détester.
Surtout pas quand le dard acéré de votre venin vient flétrir les images du passé.
Froissées et empoisonnées par la vérité que vous vous êtes construite, j'assiste impuissant à la curée de ce qui fut jadis et sincère.
Pour cela je pourrai arriver à vous détester.
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lundi 10 août 2009
Dis moi
C'est la saison des coeurs crevés sortez-vos mouchoirs en papier,
Les vieilles blessures oubliées
Comme des petits couteaux acérés
Dis-moi pourquoi tu viens me voir
On ne m'avait pas prévenue
C'est dur tu sais de te revoir
si j'avais su je ne serais pas venue
J ai pas envie de répondre
Je n'ai qu'une envie c'est te fondre
Que tu m'oublies complètement
De ma vue disparais dés maintenant
Dis-moi pourquoi tu viens me voir
On ne m'avait pas prévenue
C'est dur tu sais de te revoir
Et j'ai peur de pleurer une fois de plus
Tu fais saigner mon coeur...
C'est la saison des coeurs crevés sortez-vos mouchoirs en papier
Ne plus rien dire
Ne pas parler
Rien rien du tout
Tout oublier
Dis-moi pourquoi tu es venu
On ne m'avait pas prévenue
C'est dur tu sais de te revoir
Tu fais saigner mon coeur une fois de plus
Tu fais saigner mon coeur...
Dis moi
Babet - Drôle d'oiseau (2007)
Les vieilles blessures oubliées
Comme des petits couteaux acérés
Dis-moi pourquoi tu viens me voir
On ne m'avait pas prévenue
C'est dur tu sais de te revoir
si j'avais su je ne serais pas venue
J ai pas envie de répondre
Je n'ai qu'une envie c'est te fondre
Que tu m'oublies complètement
De ma vue disparais dés maintenant
Dis-moi pourquoi tu viens me voir
On ne m'avait pas prévenue
C'est dur tu sais de te revoir
Et j'ai peur de pleurer une fois de plus
Tu fais saigner mon coeur...
C'est la saison des coeurs crevés sortez-vos mouchoirs en papier
Ne plus rien dire
Ne pas parler
Rien rien du tout
Tout oublier
Dis-moi pourquoi tu es venu
On ne m'avait pas prévenue
C'est dur tu sais de te revoir
Tu fais saigner mon coeur une fois de plus
Tu fais saigner mon coeur...
Dis moi
Babet - Drôle d'oiseau (2007)
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mardi 21 juillet 2009
Open the door, Get on the floor, Everybody walk the dinosaur...
Etre rattrapé par le fantôme d'un légume vert de l'ère glacière ça la fout plutôt mal.
Alors tu souris parce que c'est amusant, mais le cœur serré aussi fort que la mâchoire parce que ça fait plutôt mal.
Et puis une petite main saisit la tienne, une petite tête qui sent la pomme verte se fourre sous ton bras et te dit "c'est drôle hein papa, pourquoi tu souris pas ?".
Le cœur fait une embardée, paniqué puis soulagé, le sourire n'est plus tout à fait triste mais pas encore tout à fait serein.
Foutu paresseux végétarien !
Alors tu souris parce que c'est amusant, mais le cœur serré aussi fort que la mâchoire parce que ça fait plutôt mal.
Et puis une petite main saisit la tienne, une petite tête qui sent la pomme verte se fourre sous ton bras et te dit "c'est drôle hein papa, pourquoi tu souris pas ?".
Le cœur fait une embardée, paniqué puis soulagé, le sourire n'est plus tout à fait triste mais pas encore tout à fait serein.
Foutu paresseux végétarien !
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lundi 20 juillet 2009
lundi 29 juin 2009
Blackboard / Whiteboard
Cette page trop lourde à tourner
rythmée de nos foulées qui se partagent
gorgée de nos rires qui se déploient
emplie de nos jours et de nos nuits
luisante de nos peaux qui se caressent
parfumée de nos saveurs qui se mêlent
brulante de nos corps qui s'entrefondent
rivée à nos reins qui s'arcboutent
accrochée à nos doigts qui s'emmêlent
affamée de nos silences qui nous racontent
saupoudrée de nos mots qui nous ponctuent
ensoleillée de vos sourires qui nous dessinent
riche des souvenirs que nous aurions pu y écrire.
rythmée de nos foulées qui se partagent
gorgée de nos rires qui se déploient
emplie de nos jours et de nos nuits
luisante de nos peaux qui se caressent
parfumée de nos saveurs qui se mêlent
brulante de nos corps qui s'entrefondent
rivée à nos reins qui s'arcboutent
accrochée à nos doigts qui s'emmêlent
affamée de nos silences qui nous racontent
saupoudrée de nos mots qui nous ponctuent
ensoleillée de vos sourires qui nous dessinent
riche des souvenirs que nous aurions pu y écrire.
dimanche 28 juin 2009
Le Chêne et le Roseau
Serrer les dents.
Plier sous la tempête de rage pour ne pas être brisé net.
Se faire violence pour ne pas céder à la colère.
Un bouquet de fleurs rouges qui déjà se fane.
Un livre fort lourd empaqueté de la fraicheur de vingt deux printemps d'anniversaire mais resté orphelin.
Un petit mot qui venait du coeur et qui se perd dans le silence.
Des fringues que j'avais bêtement été acheter pour l'occasion.
Un concert que j'ai refusé préférant être entouré de ces amis là.
Ces amis là...
Cette amie là qui m'avait si spontanément convié et que j'ai l'impression de trahir en tolérant cette mascarade.
Faire demi tour à moins de dix minutes de ma destination.
Longues et lentes inspirations, le regard planté dans le miroir, un reflet me dévisage dans la glace.
Je ne sais plus ce que je vois, j'entends juste mon coeur qui se révolte dans ma poitrine.
Ton univers.
Il t'aurait suffit de m'appeler plutôt que de laisser ce pauvre malheureux s'empêtrer avec ses artifices de bonimenteur maladroit.
Ton univers je n'ai aucune intention de te le ravir, de t'en vicier l'air ou de d'y élire domicile.
Je pensais avoir fait des rencontres qui méritaient d'être prolongées malgré ce qui à présent nous sépare.
Il n'était pas question de faire prendre parti, de gagner des soutiens, de t'aliéner des amis. Ce vieux démon, tu le traines depuis longtemps déjà, de manière incompréhensible tu étais jalouse. Notre situation n'en aura manifestement qu'amplifié l'emprise, j'espère que te voila rassurée.
Refuser ce sentiment qui n'appellerait qu'à la vengeance. Oeil pour oeil, dent pour dent.
Mais qui châtier ? Quel coupable ?
Juste une bande de copains qui prend plaisir à se revoir et qui n'a pas envie de se quitter pour une sombre histoire qui lui est étrangère.
Tu peux être dure mais je ne te crois pas méchante, s'il faut prendre davantage de recul encore, s'il faut laisser plus d'espace au temps, essayons. Sinon autant faire de même pour au final disparaitre complètement.
Tu m'es quelqu'un de précieux et j'espère que nos routes se recroiseront paisiblement.
Je n'ai jamais voulu de conflit entre nous. Je n'ai jamais voulu te blesser. Bien au contraire. Tout au contraire.
Bien que tu ne veuilles l'accepter c'est dans cela que réside les vraies raisons de notre séparation.
Ton univers.
C'est vrai qu'il me manque. C'est bête. C'est dur à reconnaitre. Tes parents, ton frère, ta tante, son homme de la mer arquebouté sur son ile, ... Pas que je n'ai pas la famille ou les amis qu'il me faut, simplement des personnes que j'ai pris plaisir à rencontrer et dont il est difficile de se retrouver écarter. Et puis dans ton univers il y a toi forcément. Ta façon de voir le monde tes sourires, tes silences, ...
Ton univers t'a toujours appartenu, avec ou sans moi.
Tu en as juste douté.
Mais cela ne justifiait pas cette frustration et cette injustice. Je serais passé une heure en début de festivité, aurais embrassé la reine de la soirée, déposé mon paquet et fuit avant que notre passé ne se conjugue au présent.
Et puis sans déconner, putain de bordel de merde, c'est quand même toi qui aurait du m'appeler.
Plier sous la tempête de rage pour ne pas être brisé net.
Se faire violence pour ne pas céder à la colère.
Un bouquet de fleurs rouges qui déjà se fane.
Un livre fort lourd empaqueté de la fraicheur de vingt deux printemps d'anniversaire mais resté orphelin.
Un petit mot qui venait du coeur et qui se perd dans le silence.
Des fringues que j'avais bêtement été acheter pour l'occasion.
Un concert que j'ai refusé préférant être entouré de ces amis là.
Ces amis là...
Cette amie là qui m'avait si spontanément convié et que j'ai l'impression de trahir en tolérant cette mascarade.
Faire demi tour à moins de dix minutes de ma destination.
Longues et lentes inspirations, le regard planté dans le miroir, un reflet me dévisage dans la glace.
Je ne sais plus ce que je vois, j'entends juste mon coeur qui se révolte dans ma poitrine.
Ton univers.
Il t'aurait suffit de m'appeler plutôt que de laisser ce pauvre malheureux s'empêtrer avec ses artifices de bonimenteur maladroit.
Ton univers je n'ai aucune intention de te le ravir, de t'en vicier l'air ou de d'y élire domicile.
Je pensais avoir fait des rencontres qui méritaient d'être prolongées malgré ce qui à présent nous sépare.
Il n'était pas question de faire prendre parti, de gagner des soutiens, de t'aliéner des amis. Ce vieux démon, tu le traines depuis longtemps déjà, de manière incompréhensible tu étais jalouse. Notre situation n'en aura manifestement qu'amplifié l'emprise, j'espère que te voila rassurée.
Refuser ce sentiment qui n'appellerait qu'à la vengeance. Oeil pour oeil, dent pour dent.
Mais qui châtier ? Quel coupable ?
Juste une bande de copains qui prend plaisir à se revoir et qui n'a pas envie de se quitter pour une sombre histoire qui lui est étrangère.
Tu peux être dure mais je ne te crois pas méchante, s'il faut prendre davantage de recul encore, s'il faut laisser plus d'espace au temps, essayons. Sinon autant faire de même pour au final disparaitre complètement.
Tu m'es quelqu'un de précieux et j'espère que nos routes se recroiseront paisiblement.
Je n'ai jamais voulu de conflit entre nous. Je n'ai jamais voulu te blesser. Bien au contraire. Tout au contraire.
Bien que tu ne veuilles l'accepter c'est dans cela que réside les vraies raisons de notre séparation.
Ton univers.
C'est vrai qu'il me manque. C'est bête. C'est dur à reconnaitre. Tes parents, ton frère, ta tante, son homme de la mer arquebouté sur son ile, ... Pas que je n'ai pas la famille ou les amis qu'il me faut, simplement des personnes que j'ai pris plaisir à rencontrer et dont il est difficile de se retrouver écarter. Et puis dans ton univers il y a toi forcément. Ta façon de voir le monde tes sourires, tes silences, ...
Ton univers t'a toujours appartenu, avec ou sans moi.
Tu en as juste douté.
Mais cela ne justifiait pas cette frustration et cette injustice. Je serais passé une heure en début de festivité, aurais embrassé la reine de la soirée, déposé mon paquet et fuit avant que notre passé ne se conjugue au présent.
Et puis sans déconner, putain de bordel de merde, c'est quand même toi qui aurait du m'appeler.
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mercredi 24 juin 2009
Unhappy no-more-annouversaire
Ce matin mon agenda m'a murmuré le jour qu'il était. Jadis précieux, aujourd'hui douloureux.
Comme chaque mois.
La journée commençait tôt, la journée commençait belle.
Je gardais l'espoir que tu répondrais à mon dernier message, que tu laisserais entrevoir un pourquoi pas, que tu glisserais la promesse d'un plus tard.
3 ans et 10 mois.
Ce soir il ne reste plus qu'un petit tas de cendres de ce qui ne ressemblait déjà à plus grand chose.
J'aimerais te vomir ma colère, te consumer de ma rage, te hurler des "je t'haime".
Je n'en ai tout simplement pas la force, ce soir je rends les armes, ce soir je capitule.
Je n'ai aucune revanche à prendre sur toi mais je te promets de me relever et de terrasser ce sentiment qui m'a anéanti.
D'une manière ou d'une autre, je te survivrai mais ne laisserai pas ma colère salir les trésors de ma boite à souvenirs ni le temps les ternir. J'essayerai juste d'oublier qu'à présent je suis seul à les partager.
Comme chaque mois.
La journée commençait tôt, la journée commençait belle.
Je gardais l'espoir que tu répondrais à mon dernier message, que tu laisserais entrevoir un pourquoi pas, que tu glisserais la promesse d'un plus tard.
3 ans et 10 mois.
Ce soir il ne reste plus qu'un petit tas de cendres de ce qui ne ressemblait déjà à plus grand chose.
J'aimerais te vomir ma colère, te consumer de ma rage, te hurler des "je t'haime".
Je n'en ai tout simplement pas la force, ce soir je rends les armes, ce soir je capitule.
Je n'ai aucune revanche à prendre sur toi mais je te promets de me relever et de terrasser ce sentiment qui m'a anéanti.
D'une manière ou d'une autre, je te survivrai mais ne laisserai pas ma colère salir les trésors de ma boite à souvenirs ni le temps les ternir. J'essayerai juste d'oublier qu'à présent je suis seul à les partager.
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Futur Simple,
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dimanche 14 juin 2009
Backstab
J'ai la rage, la hargne.
Mon clavier postillonne d'une colère noire qui ne détempère pas des lettres qui se battent pour former des mots approximatifs que le correcteur orthographique à du mal à appréhender.
Déjà ? Si vite ?
Est-ce vraiment cela que vous gardez de nous ?
Quelles idées vous faites vous de moi, quels fantasmes vous polluent-ils donc l'esprit ?
Une nuée de questions malodorantes me donne la nausée.
Vomissement de mots qui dépassent ma pensée mais qui la soulage aussi.
Exploser et défier le monde ou se rouler en boule et vouloir disparaitre le temps d'une éternité.
J'hésite.
Mon clavier postillonne d'une colère noire qui ne détempère pas des lettres qui se battent pour former des mots approximatifs que le correcteur orthographique à du mal à appréhender.
Déjà ? Si vite ?
Est-ce vraiment cela que vous gardez de nous ?
Quelles idées vous faites vous de moi, quels fantasmes vous polluent-ils donc l'esprit ?
Une nuée de questions malodorantes me donne la nausée.
Vomissement de mots qui dépassent ma pensée mais qui la soulage aussi.
Exploser et défier le monde ou se rouler en boule et vouloir disparaitre le temps d'une éternité.
J'hésite.
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vendredi 12 juin 2009
Maladie d'amour
Jalousie. Le mot est lâché. Sale et honteux.
Tout à l'heure ou peut-être plus tard, le soulagement ou bien la sourde colère d'une terrible déception, une illusion trop vite trahie, abattue en plein espoir.
"C'était prévisible" me diront les uns, "Il fallait s'y attendre me diront les autres". "Bien fait pour ta gueule" me diront mes amis.
Peut-être oui.
Mais oui, mais non !
Trop tôt...
Tout à l'heure ou peut-être plus tard, le soulagement ou bien la sourde colère d'une terrible déception, une illusion trop vite trahie, abattue en plein espoir.
"C'était prévisible" me diront les uns, "Il fallait s'y attendre me diront les autres". "Bien fait pour ta gueule" me diront mes amis.
Peut-être oui.
Mais oui, mais non !
Trop tôt...
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jeudi 11 juin 2009
Ainsi soit-il
Mes journées sont plus sombres que vos nuits.
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Futur Simple,
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mardi 9 juin 2009
Erased
Ce soir, effacés les enregistrements stériles de mes auto-discussions.
Pas de copies cachées, pas de branches auxquelles se rattraper, ma voix ne résonnera plus de me, de nous, raconter.
Il y aurait-il vu une évidente signification ou un symbole caché ?
Je, et il, n'en saurai rien. Il était le seul au courant. M'a-t-il jamais cru d'ailleurs ? T'en aura-t-il parlé ?
Qu'importe.
J'ai la mâchoire crispée mais le soulagement est presque évident.
Je n'aurais plus ni la tentation de, ni à céder à les réécouter. A m'entendre parler et à relever mes impressions comme si j'écoutais le témoignage d'un inconnu.
Ce soir, le cahier gribouillé de pattes de mouche noires a également disparu, englouti corps et âme dans le vide ordure.
Il ne restera d'eux que ces mots ci, jusqu'au jour où ils connaitront peut-être un destin similaire.
Ce soir, quelque chose change. Je ne sais pas quoi.
Juste...
Pourvu que ce soit en bien.
Pas de copies cachées, pas de branches auxquelles se rattraper, ma voix ne résonnera plus de me, de nous, raconter.
Il y aurait-il vu une évidente signification ou un symbole caché ?
Je, et il, n'en saurai rien. Il était le seul au courant. M'a-t-il jamais cru d'ailleurs ? T'en aura-t-il parlé ?
Qu'importe.
J'ai la mâchoire crispée mais le soulagement est presque évident.
Je n'aurais plus ni la tentation de, ni à céder à les réécouter. A m'entendre parler et à relever mes impressions comme si j'écoutais le témoignage d'un inconnu.
Ce soir, le cahier gribouillé de pattes de mouche noires a également disparu, englouti corps et âme dans le vide ordure.
Il ne restera d'eux que ces mots ci, jusqu'au jour où ils connaitront peut-être un destin similaire.
Ce soir, quelque chose change. Je ne sais pas quoi.
Juste...
Pourvu que ce soit en bien.
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lundi 8 juin 2009
Headshot
Fallait-il que cela soit une surprise ?
Les indices de ces derniers jours ne laissaient pourtant pas beaucoup d'espoir.
Pourtant la surprise est de taille lorsque je trouve ce message de vous. Le premier en presque 3 mois.
Combien de fois ai-je scruté le contenu de mes boites aux lettres, réelle ou virtuelles en espérant cette trace de vous ? Combien de nuits suis-je resté éveillé au cas où ?
De longues minutes qui passent à observer ce message sans l'ouvrir, l'apprécier comme un trésor ou comme un poison redouter son contenu.
Cela en devient ridicule, tellement, que cela m'agace ; putain, ce n'est plus comme si j'avais encore 13 ans !
Alors presque de rage contre ce comportement infantile, je l'ouvre et le lis sans crier gare. Bien fait pour moi.
Si le début de votre message est plutôt neutre, la froideur de la seconde partie ne laisse pourtant aucun doute.
"Au passage...", qui sonne comme "puisque j'en suis venue à reprendre contact, profitons en dans un acte de charité"
"je te signale...", "puisque tu es soit aveugle soit trop idiot pour t'en rendre compte par toi-même"
"arrêter...", "une fois ça va, mais bon y'a des limites au mauvais goût"
"solliciter...", "c'est vrai quoi, tu fais la manche ou quoi ?"
"les pré-cités...", odeur de sentence de tribunal, "accusé levez-vous"
"aucune envie...", "des fois que tu te fasses encore des idées"
"fréquenter...". qui a le relent des "mauvaises fréquentations de ton espèce"
D'abord rien. Le néant. Juste un bruit sourd dans les oreilles et mon environnement qui se soustrait à ma vue. L'abattement absolu.
Plus tard je ressens comme des fourmis dans ma tête, important afflux de sang dans le cerveau, elle pèse une tonne et se soulage en vidant une larme brulante contre mon poing et mon œil. Je refuse de céder. Sombre crétin, à quoi pouvais-tu t'attendre d'autre ? Romantique désuet et incapable ! Mille sentiments différents me submergent dont certains dont je me défais immédiatement.
Je veux bien me battre avec vous.
Je veux bien me battre pour vous.
Mais pas contre vous.
Ou alors, comme aurait dit Sacha Guitry "tout contre", mais nous n'en serons vraisemblablement plus jamais là n'est-ce pas ?
Je ne sais plus trop ce que je ressens.
Un vide immense, un gouffre plus béant que celui dans lequel je m'étais déjà abîmé.
Laisser passer cette nuit, et combien d'autres encore, puis viendra le temps de sobrement vous répondre en gardant en tête combien je vous aime, en respectant nos blessures respectives.
Toute cette rage sourde que je ressens, que je devine en vous... Quelle idée vous faites vous de moi ?
Les indices de ces derniers jours ne laissaient pourtant pas beaucoup d'espoir.
Pourtant la surprise est de taille lorsque je trouve ce message de vous. Le premier en presque 3 mois.
Combien de fois ai-je scruté le contenu de mes boites aux lettres, réelle ou virtuelles en espérant cette trace de vous ? Combien de nuits suis-je resté éveillé au cas où ?
De longues minutes qui passent à observer ce message sans l'ouvrir, l'apprécier comme un trésor ou comme un poison redouter son contenu.
Cela en devient ridicule, tellement, que cela m'agace ; putain, ce n'est plus comme si j'avais encore 13 ans !
Alors presque de rage contre ce comportement infantile, je l'ouvre et le lis sans crier gare. Bien fait pour moi.
Si le début de votre message est plutôt neutre, la froideur de la seconde partie ne laisse pourtant aucun doute.
"Au passage...", qui sonne comme "puisque j'en suis venue à reprendre contact, profitons en dans un acte de charité"
"je te signale...", "puisque tu es soit aveugle soit trop idiot pour t'en rendre compte par toi-même"
"arrêter...", "une fois ça va, mais bon y'a des limites au mauvais goût"
"solliciter...", "c'est vrai quoi, tu fais la manche ou quoi ?"
"les pré-cités...", odeur de sentence de tribunal, "accusé levez-vous"
"aucune envie...", "des fois que tu te fasses encore des idées"
"fréquenter...". qui a le relent des "mauvaises fréquentations de ton espèce"
D'abord rien. Le néant. Juste un bruit sourd dans les oreilles et mon environnement qui se soustrait à ma vue. L'abattement absolu.
Plus tard je ressens comme des fourmis dans ma tête, important afflux de sang dans le cerveau, elle pèse une tonne et se soulage en vidant une larme brulante contre mon poing et mon œil. Je refuse de céder. Sombre crétin, à quoi pouvais-tu t'attendre d'autre ? Romantique désuet et incapable ! Mille sentiments différents me submergent dont certains dont je me défais immédiatement.
Je veux bien me battre avec vous.
Je veux bien me battre pour vous.
Mais pas contre vous.
Ou alors, comme aurait dit Sacha Guitry "tout contre", mais nous n'en serons vraisemblablement plus jamais là n'est-ce pas ?
Je ne sais plus trop ce que je ressens.
Un vide immense, un gouffre plus béant que celui dans lequel je m'étais déjà abîmé.
Laisser passer cette nuit, et combien d'autres encore, puis viendra le temps de sobrement vous répondre en gardant en tête combien je vous aime, en respectant nos blessures respectives.
Toute cette rage sourde que je ressens, que je devine en vous... Quelle idée vous faites vous de moi ?
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vendredi 5 juin 2009
Le bel oiseau s'est-il envolé ?
Une drôle d'appréhension.
La crainte me tord l'estomac, insidieuse, pernicieuse et hideuse vilaine maladie.
Elle me réveille, haletant, le coeur pris d'une folle arythmie.
Pourquoi là ? Pourquoi maintenant ?
Je m'étais promis de savoir y faire face, de parvenir à la gérer, de l'accepter à défaut de pouvoir l'éviter.
Pourtant, j'ai le doute au corps, gluant comme une vieille poisse, teigneux comme une vieille guigne.
Les beaux raisonnements ont de beaux discours mais sont incapables d'étouffer le relent fétide de la jalousie quand elle rôde sournoisement au fil de la nuit qui se traine de n'en pas finir.
La crainte me tord l'estomac, insidieuse, pernicieuse et hideuse vilaine maladie.
Elle me réveille, haletant, le coeur pris d'une folle arythmie.
Pourquoi là ? Pourquoi maintenant ?
Je m'étais promis de savoir y faire face, de parvenir à la gérer, de l'accepter à défaut de pouvoir l'éviter.
Pourtant, j'ai le doute au corps, gluant comme une vieille poisse, teigneux comme une vieille guigne.
Les beaux raisonnements ont de beaux discours mais sont incapables d'étouffer le relent fétide de la jalousie quand elle rôde sournoisement au fil de la nuit qui se traine de n'en pas finir.
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jeudi 4 juin 2009
My nick is now "dot". Period.
"You know what ? I'm fuckin' getting over you !"
Comme à chaque fois que je charge votre page, celle-ci ou une autre, mon cœur s'emballe comme un veille locomotive asthmatique et charbonneuse. Impossible à calmer, il me laisse en quelques secondes toujours essoufflé et vidé comme après de longs efforts.
Pourtant vous venez d'un trait de l'arrêter net et de me plonger dans une apnée plus douloureuse encore.
Quelques mots qui claquent, secs, et qui m'assomment comme tel.
Le fol espoir de ne pas avoir à tout ramener à moi.
Une private joke entre amis, le nom d'une nouvelle série, tout, n'importe quoi... mais pas cela.
Je cède donc à la tentation fébrile sans cesse refoulée ces dernières semaines de découvrir plus de vos "nouvelles". Et puis, dans ce jeu qui longtemps fut le notre, vous venez d'effacer les dernières traces de nous. Pas d'un trait, mais d'un point.
My nick is "."
Pas un point de suspension qui pourrait laisser dans l'expectative mais aussi appeler au rêve, laisser libre court à l'imagination, envisager d'autres futurs.
Non, un unique point. Seul.
My nick is now "."
Period.
Comme à chaque fois que je charge votre page, celle-ci ou une autre, mon cœur s'emballe comme un veille locomotive asthmatique et charbonneuse. Impossible à calmer, il me laisse en quelques secondes toujours essoufflé et vidé comme après de longs efforts.
Pourtant vous venez d'un trait de l'arrêter net et de me plonger dans une apnée plus douloureuse encore.
Quelques mots qui claquent, secs, et qui m'assomment comme tel.
Le fol espoir de ne pas avoir à tout ramener à moi.
Une private joke entre amis, le nom d'une nouvelle série, tout, n'importe quoi... mais pas cela.
Je cède donc à la tentation fébrile sans cesse refoulée ces dernières semaines de découvrir plus de vos "nouvelles". Et puis, dans ce jeu qui longtemps fut le notre, vous venez d'effacer les dernières traces de nous. Pas d'un trait, mais d'un point.
My nick is "."
Pas un point de suspension qui pourrait laisser dans l'expectative mais aussi appeler au rêve, laisser libre court à l'imagination, envisager d'autres futurs.
Non, un unique point. Seul.
My nick is now "."
Period.
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vendredi 29 mai 2009
Frozen Zone
Fatigué de n'avoir envie de rien.
Lassé de ne pouvoir me ressaisir et de sans cesse tout ramener à vous.
Enseveli dans une nuée de néant et les mots peinent à couler le long de mes doigts.
Vous me manquez et ce soir j'ai très froid.
Lassé de ne pouvoir me ressaisir et de sans cesse tout ramener à vous.
Enseveli dans une nuée de néant et les mots peinent à couler le long de mes doigts.
Vous me manquez et ce soir j'ai très froid.
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mardi 26 mai 2009
Magie, étincelles et mots bleus
It's a kind of magic
It's a kind of magic
A kind of magic
One dream one soul one prize one goal
One golden glance of what should be
It's a kind of magic
One shaft of light that shows the way
No mortal man can win this day
It's a kind of magic
The bell that rings inside your mind
Is challenging the doors of time
It's a kind of magic
The waiting seems eternity
The day will dawn of sanity
Is this a kind of magic
It's a kind of magic
There can be only one
This rage that lasts a thousand years
Will soon be done
This flame that burns inside of me
I'm here in secret harmonies
It's a kind of magic
The bell that rings inside your mind
Is challenging the doors of time
It's a kind of magic
It's a kind of magic
The rage that lasts a thousand years
Will soon be will soon be
Will soon be done
This is a kind of magic
There can be only one
This rage that lasts a thousand years
Will soon be done-done
Magic - it's a kind of magic
It's a kind of magic
Magic magic magic magic
Ha ha ha it's magic
It's a kind of magic
A kind of magic
Queen - A kind of magic (1986)
It's a kind of magic
A kind of magic
One dream one soul one prize one goal
One golden glance of what should be
It's a kind of magic
One shaft of light that shows the way
No mortal man can win this day
It's a kind of magic
The bell that rings inside your mind
Is challenging the doors of time
It's a kind of magic
The waiting seems eternity
The day will dawn of sanity
Is this a kind of magic
It's a kind of magic
There can be only one
This rage that lasts a thousand years
Will soon be done
This flame that burns inside of me
I'm here in secret harmonies
It's a kind of magic
The bell that rings inside your mind
Is challenging the doors of time
It's a kind of magic
It's a kind of magic
The rage that lasts a thousand years
Will soon be will soon be
Will soon be done
This is a kind of magic
There can be only one
This rage that lasts a thousand years
Will soon be done-done
Magic - it's a kind of magic
It's a kind of magic
Magic magic magic magic
Ha ha ha it's magic
It's a kind of magic
A kind of magic
Queen - A kind of magic (1986)
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Lyrics
dimanche 24 mai 2009
I'm Your Man
If you want a lover
Ill do anything you ask me to
And if you want another kind of love
Ill wear a mask for you
If you want a partner
Take my hand
Or if you want to strike me down in anger
Here I stand
Im your man
If you want a boxer
I will step into the ring for you
And if you want a doctor
Ill examine every inch of you
If you want a driver
Climb inside
Or if you want to take me for a ride
You know you can
Im your man
Ah, the moons too bright
The chains too tight
The beast wont go to sleep
Ive been running through these promises to you
That I made and I could not keep
Ah but a man never got a woman back
Not by begging on his knees
Or Id crawl to you baby
And Id fall at your feet
And Id howl at your beauty
Like a dog in heat
And Id claw at your heart
And Id tear at your sheet
Id say please, please
Im your man
And if youve got to sleep
A moment on the road
I will steer for you
And if you want to work the street alone
Ill disappear for you
If you want a father for your child
Or only want to walk with me a while
Across the sand
Im your man
If you want a lover
Ill do anything you ask me to
And if you want another kind of love
Ill wear a mask for you
I'm your man
Leonard Cohen - I'm Your Man (1988)
Ill do anything you ask me to
And if you want another kind of love
Ill wear a mask for you
If you want a partner
Take my hand
Or if you want to strike me down in anger
Here I stand
Im your man
If you want a boxer
I will step into the ring for you
And if you want a doctor
Ill examine every inch of you
If you want a driver
Climb inside
Or if you want to take me for a ride
You know you can
Im your man
Ah, the moons too bright
The chains too tight
The beast wont go to sleep
Ive been running through these promises to you
That I made and I could not keep
Ah but a man never got a woman back
Not by begging on his knees
Or Id crawl to you baby
And Id fall at your feet
And Id howl at your beauty
Like a dog in heat
And Id claw at your heart
And Id tear at your sheet
Id say please, please
Im your man
And if youve got to sleep
A moment on the road
I will steer for you
And if you want to work the street alone
Ill disappear for you
If you want a father for your child
Or only want to walk with me a while
Across the sand
Im your man
If you want a lover
Ill do anything you ask me to
And if you want another kind of love
Ill wear a mask for you
I'm your man
Leonard Cohen - I'm Your Man (1988)
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mercredi 20 mai 2009
Envie de... #3
Bobby Mc Ferrin dans les oreilles, le théâtre du Chatelet sous nos pieds et vous comme partition à improviser.
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Envie de...,
Futur Simple
dimanche 17 mai 2009
L'inconvénient dans la culture c'est la prédominance de "ture" et le manque de "cul".
De cette après-midi à cette fin de soirée, mes pas rythmés par la nuit des musées.
Cette nuit, que je voulais comme un pansement culturel sur la plaie de mon coeur qui saigne sans compter comme c'est la règle en amour, n'a fait que me jeter au visage ma solitude sentimentale et amplifie la résonnance de votre absence.
De manière entêtante, je nous revois dans chaque lieu que nous avons fréquenté, dans chaque rue que nous avons arpentée, nous imagine dans ceux que je découvre et que j'aurais aimé partager avec vous.
Tous ces trésors culturels glissent sur moi ; rapidement mon périple n'a plus de sens. A quoi bon tout cela puisque nous ne pouvons en discuter. Que sont ces souvenirs que nous ne pouvons partager ? J'aurais aimé recueillir vos impressions, vous offrir les miennes ; attraper votre main également, effacer la pluie de votre visage. Nos discussions me manquent, votre vision du monde, vos avis, vos interrogations. Nos silences aussi, précieux cocons douillets où il était si bon s'écouter ne rien dire. Ceux qui m'accompagnent aujourd'hui sont pesants comme des pierres et glacés comme de mauvais hivers.
Je quitte donc le Louvre qui tournoie autour de moi, carrousel de sculptures et de toiles de maîtres.
La fraicheur du dehors et le mouillé de la pluie me rendent un semblant d'équilibre. Attendre toutefois quelques instants pour retrouver son souffle, chasser la nausée, se libérer de cette oppression tourbillonnante.
Et puis marcher. Tout le reste de la nuit, de la pyramide cristalline au pied de laquelle je m'étais dit que je vous ferais un jour l'amour aux portes de chez moi où plane encore votre parfum dans le premier placard de la salle de bain.
Cette nuit, que je voulais comme un pansement culturel sur la plaie de mon coeur qui saigne sans compter comme c'est la règle en amour, n'a fait que me jeter au visage ma solitude sentimentale et amplifie la résonnance de votre absence.
De manière entêtante, je nous revois dans chaque lieu que nous avons fréquenté, dans chaque rue que nous avons arpentée, nous imagine dans ceux que je découvre et que j'aurais aimé partager avec vous.
Tous ces trésors culturels glissent sur moi ; rapidement mon périple n'a plus de sens. A quoi bon tout cela puisque nous ne pouvons en discuter. Que sont ces souvenirs que nous ne pouvons partager ? J'aurais aimé recueillir vos impressions, vous offrir les miennes ; attraper votre main également, effacer la pluie de votre visage. Nos discussions me manquent, votre vision du monde, vos avis, vos interrogations. Nos silences aussi, précieux cocons douillets où il était si bon s'écouter ne rien dire. Ceux qui m'accompagnent aujourd'hui sont pesants comme des pierres et glacés comme de mauvais hivers.
Je quitte donc le Louvre qui tournoie autour de moi, carrousel de sculptures et de toiles de maîtres.
La fraicheur du dehors et le mouillé de la pluie me rendent un semblant d'équilibre. Attendre toutefois quelques instants pour retrouver son souffle, chasser la nausée, se libérer de cette oppression tourbillonnante.
Et puis marcher. Tout le reste de la nuit, de la pyramide cristalline au pied de laquelle je m'étais dit que je vous ferais un jour l'amour aux portes de chez moi où plane encore votre parfum dans le premier placard de la salle de bain.
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vendredi 15 mai 2009
Equilibrium
Comme le funambule, je tente de ne pas tomber de mon fil.
Comme l'équilibriste, je tente de ne pas filer dans la tombe.
Des jours, des semaines, des mois à présent que je me prépare à la rafale qui vous arrachera à moi et me précipitera à bas.
A moins que je ne parvienne au bout de ma course avant que la tempête ne se lève ?
Petit à petit, pas à pas, j'avance, glissant prudemment un pied devant l'autre le long de cette voie dont je n'aperçois aucune issue, aucun échappatoire. Pris au piège je ne parviens qu'à me perdre d'avantage et à sombrer plus profondément encore.
Durant la lente agonie de ma progression, je songe, funambule somnambule, que nos lignes à présent parallèles se croisent de nouveau, que leur jonction fait naitre une nouvelle étoile ; nous nous attrapons la main et nous lançons ensemble dans le vide. A l'aventure.
Puis la froide et blafarde réalité d'un quotidien emplit de rien se réinsinue insidieusement le long de mon échine et ternit inexorablement jusqu'à mes sursauts d'orgueil. Seul reste intact le souvenir, ni embelli, ni romancé, ni diminué, joyau intact où se perd ma mémoire de trop vous y aimer.
Je me prépare des heures plus sombres et glacées que celles que je n'arrive déjà péniblement à surmonter.
Le manque est un poison inguérissable.
Le manque est un poison qui flétrit.
Le manque est un poison qui détruit.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque
de vous.
Il n'y avait qu'un seul remède mais je l'ai laissé filer.
Pour l'instant continuer de gérer au jour le jour, à la nuit la nuit ; se raccrocher du bout des pieds le long du fil du glacier. Fermer les yeux quelques instants et songer de nouveau pour éviter la chute.
Equilibrium.
Comme l'équilibriste, je tente de ne pas filer dans la tombe.
Des jours, des semaines, des mois à présent que je me prépare à la rafale qui vous arrachera à moi et me précipitera à bas.
A moins que je ne parvienne au bout de ma course avant que la tempête ne se lève ?
Petit à petit, pas à pas, j'avance, glissant prudemment un pied devant l'autre le long de cette voie dont je n'aperçois aucune issue, aucun échappatoire. Pris au piège je ne parviens qu'à me perdre d'avantage et à sombrer plus profondément encore.
Durant la lente agonie de ma progression, je songe, funambule somnambule, que nos lignes à présent parallèles se croisent de nouveau, que leur jonction fait naitre une nouvelle étoile ; nous nous attrapons la main et nous lançons ensemble dans le vide. A l'aventure.
Puis la froide et blafarde réalité d'un quotidien emplit de rien se réinsinue insidieusement le long de mon échine et ternit inexorablement jusqu'à mes sursauts d'orgueil. Seul reste intact le souvenir, ni embelli, ni romancé, ni diminué, joyau intact où se perd ma mémoire de trop vous y aimer.
Je me prépare des heures plus sombres et glacées que celles que je n'arrive déjà péniblement à surmonter.
Le manque est un poison inguérissable.
Le manque est un poison qui flétrit.
Le manque est un poison qui détruit.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque
de vous.
Il n'y avait qu'un seul remède mais je l'ai laissé filer.
Pour l'instant continuer de gérer au jour le jour, à la nuit la nuit ; se raccrocher du bout des pieds le long du fil du glacier. Fermer les yeux quelques instants et songer de nouveau pour éviter la chute.
Equilibrium.
jeudi 14 mai 2009
White Road
Petit caillou blanc déposé ici le long de ces interminables et répétitives nuits blanches qui sinuent dans le noir sans repère de mes soirées.
Petit caillou blanc semé pour un jour retrouver mon chemin.
Bientôt nous pourrons dans cette forêt minérale aller en cueillir de pleins paniers sur les arbres qui n'auront rien à envier aux pommiers en fleur.
De pleins paniers pour continuer de prolonger ce chemin d'albâtre qui s'il ne me mène nul part en particulier me relie irrémédiablement, tendrement et précieusement jusque vous.
Petit caillou blanc semé pour un jour retrouver mon chemin.
Bientôt nous pourrons dans cette forêt minérale aller en cueillir de pleins paniers sur les arbres qui n'auront rien à envier aux pommiers en fleur.
De pleins paniers pour continuer de prolonger ce chemin d'albâtre qui s'il ne me mène nul part en particulier me relie irrémédiablement, tendrement et précieusement jusque vous.
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lundi 11 mai 2009
MailLog #5
Nuitament
14 janvier 2008 04:49
04:26 et quelques autres éternités.
Ce matin la nuit n'a pas encore vraiment commencé que le jour s'arrime pourtant déjà au suivant.
Quelques heures de plus ou de moins.
Quelques heures en plus ou en moins.
De celles-ci s'écoulent l'encre des mots que racontent mes doigts le long du piano alpha et numérique.
Un goutte à goutte qui n'étanchera pas la soif de la page blanche de nos échanges.
Puisque les minutes me sont à présent comptées, je vous livre pour toutes celles à venir la tendresse de ce baiser.
/love
14 janvier 2008 04:49
04:26 et quelques autres éternités.
Ce matin la nuit n'a pas encore vraiment commencé que le jour s'arrime pourtant déjà au suivant.
Quelques heures de plus ou de moins.
Quelques heures en plus ou en moins.
De celles-ci s'écoulent l'encre des mots que racontent mes doigts le long du piano alpha et numérique.
Un goutte à goutte qui n'étanchera pas la soif de la page blanche de nos échanges.
Puisque les minutes me sont à présent comptées, je vous livre pour toutes celles à venir la tendresse de ce baiser.
/love
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samedi 9 mai 2009
O Captain My Captain
O Captain my Captain! our fearful trip is done,
The ship has weathered every rack, the prize we sought is won,
The port is near, the bells I hear, the people all exulting,
While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring;
But O heart! heart! heart!
O the bleeding drops of red,
Where on the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.
O Captain! my Captain! rise up and hear the bells;
Rise up--for you the flag is flung for you the bugle trills,
For you bouquets and ribboned wreaths for you the shores a-crowding,
For you they call, the swaying mass, their eager faces turning;
Here Captain! dear father!
This arm beneath your head!
It is some dream that on the deck,
You've fallen cold and dead.
My Captain does not answer, his lips are pale and still;
My father does not feel my arm, he has no pulse nor will;
The ship is anchored safe and sound, its voyage closed and done;
From fearful trip the victor ship comes in with object won;
Exult O shores, and ring O bells!
But I, with mournful tread,
Walk the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.
Ô Captain My Captain
a poem by Walt Whitman - Leaves of Grass (1865)
The ship has weathered every rack, the prize we sought is won,
The port is near, the bells I hear, the people all exulting,
While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring;
But O heart! heart! heart!
O the bleeding drops of red,
Where on the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.
O Captain! my Captain! rise up and hear the bells;
Rise up--for you the flag is flung for you the bugle trills,
For you bouquets and ribboned wreaths for you the shores a-crowding,
For you they call, the swaying mass, their eager faces turning;
Here Captain! dear father!
This arm beneath your head!
It is some dream that on the deck,
You've fallen cold and dead.
My Captain does not answer, his lips are pale and still;
My father does not feel my arm, he has no pulse nor will;
The ship is anchored safe and sound, its voyage closed and done;
From fearful trip the victor ship comes in with object won;
Exult O shores, and ring O bells!
But I, with mournful tread,
Walk the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.
Ô Captain My Captain
a poem by Walt Whitman - Leaves of Grass (1865)
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mercredi 6 mai 2009
Envie de... #2
De ne pas rentrer chez moi, de sauter dans un taxi, de sonner à votre porte, de vous remettre ce bouquet de fleurs tristes de ne pas vous avoir vu depuis si longtemps, de me réfugier dans vos bras, de m'allonger contre vous, de gouter le silence de ces retrouvailles et de m'endormir bercé par le murmure de votre respiration.
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Envie de...,
Futur Simple
mardi 5 mai 2009
My precious ghost
Un mètre de cheveux noirs qui flottent au vent et dont les reflets m'éclaboussent en cet après-midi, la fragrance d'un parfum qui n'en est pas un qui me submerge en un instant, mon coeur qui s'emballe, son rythme qui déraille. Je tente de me raisonner mais m'élance déjà à votre suite, fends la foule, prononce des mots d'excuses incohérents autour de moi, crie votre prénom. La jeune femme qui n'est pas vous se retourne comme la plupart des gens alentour. Elle a un sourire triste d'excuse devant la déception que je ne peux dissimuler.
J'ai les jambes qui tremblent.
Je m'assieds pour ne pas choir.
Une heure passe.
J'ai les jambes qui tremblent.
Je m'assieds pour ne pas choir.
Une heure passe.
vendredi 1 mai 2009
No-silicon valley
Peau fine, satinée, douce comme le velouté d'une pêche fraîche.
Les seins émouvants, joli vallon souriant et dardant.
Cheveux longs, si longs, attachés ou emmêlés.
Les lèvres qui rient malgré la moue, le sourire qui rigole mi amusé mi attendri.
Les graines de soleil qui éclaboussent ton visage.
Au naturel, j’aime.
samedi 25 avril 2009
Farewell Angel
Sun has set
No candles will burn tonight
Sky is dark
No stars bring hope tonight
Shut my eyes
To escape my loneliness
Scream my lungs out
No one hears
In a room full of tears
I got no angel
To watch over me
I got no prayers
To be heard
Who listens anymore?
In my bed
I curled up like the boy I used to be
Try to hear
Your steps there’s only silence
Farewell Angel
Karlex - Ghetto Fabulous (2006)
No candles will burn tonight
Sky is dark
No stars bring hope tonight
Shut my eyes
To escape my loneliness
Scream my lungs out
No one hears
In a room full of tears
I got no angel
To watch over me
I got no prayers
To be heard
Who listens anymore?
In my bed
I curled up like the boy I used to be
Try to hear
Your steps there’s only silence
Farewell Angel
Karlex - Ghetto Fabulous (2006)
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vendredi 24 avril 2009
Forward and Reverse
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes plus là.
La révolte se débat avec l'abattement.
Vous n'êtes plus là.
Qu'importe, je veillerai secrètement votre fantôme.
Prenez soin de vous ma belle endormie.
Joyeux annouversaire tendre vous.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes pas là.
Vous n'êtes plus là.
La révolte se débat avec l'abattement.
Vous n'êtes plus là.
Qu'importe, je veillerai secrètement votre fantôme.
Prenez soin de vous ma belle endormie.
Joyeux annouversaire tendre vous.
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mardi 21 avril 2009
You step on this property again, you're done
Un copain qui a sérieusement besoin de faire un break et de se changer les idées.
Moi qui ai besoin de parler.
La soirée d'hier reportée au lendemain d'aujourd'hui. Des noodles vite englouties au sortir du bureau. Quelques échanges d'idées de vacances. Si je n'arrive pas à me faire à l'idée de partir, j'ai besoin de mettre des kilomètres dans ma tête entre ici et le jour d'après. Le Japon, l'Australie, la Nouvelle Zélande, la Patagonie, le Canada...
Un bo bun et des nouilles thaï plus tard donc, et nous voici devant un étonnant Monsieur Kowalski.
Les idées de vacances semblent brusquement fort loin.
Moi qui ai besoin de parler.
La soirée d'hier reportée au lendemain d'aujourd'hui. Des noodles vite englouties au sortir du bureau. Quelques échanges d'idées de vacances. Si je n'arrive pas à me faire à l'idée de partir, j'ai besoin de mettre des kilomètres dans ma tête entre ici et le jour d'après. Le Japon, l'Australie, la Nouvelle Zélande, la Patagonie, le Canada...
Un bo bun et des nouilles thaï plus tard donc, et nous voici devant un étonnant Monsieur Kowalski.
Les idées de vacances semblent brusquement fort loin.
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mardi 14 avril 2009
Ad astra
Ce soir j'aimerais m'allonger auprès de toi et écouter ta respiration te raconter.
Nous nous parlerons des mots silencieux et alors nous saurions.
Le futur ne nous appartiendra pas complètement, de ce qu'il sera fait nous l'écrirons à tâton.
Nous nous parlerons des mots silencieux et alors nous saurions.
Le futur ne nous appartiendra pas complètement, de ce qu'il sera fait nous l'écrirons à tâton.
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vendredi 10 avril 2009
MailLog #4
L'ours et la marmotte
11 février 2007 11:58
Vous êtes partie ce matin en hâte pour votre entrainement, courant le temps que vous avez passé à prolonger notre sommeil.
Il est prés de midi et vous ne devriez plus tarder.
Je vous attends, impatient.
Impatient et gourmand.
11 février 2007 11:58
Vous êtes partie ce matin en hâte pour votre entrainement, courant le temps que vous avez passé à prolonger notre sommeil.
Il est prés de midi et vous ne devriez plus tarder.
Je vous attends, impatient.
Impatient et gourmand.
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jeudi 9 avril 2009
Please could you stay a while to share my grief
Please could you stay awhile to share my grief
For its such a lovely day
To have to always feel this way
And the time that I will suffer less
Is when I never have to wake
Wandering stars, for whom it is reserved
The blackness of darkness forever
Wandering stars, for whom it is reserved
The blackness of darkness forever
Those who have seen the needles eye, now tread
Like a husk, from which all that was, now has fled
And the masks, that the monsters wear
To feed, upon their prey
Wandering stars, for whom it is reserved
The blackness of darkness forever
Wandering stars, for whom it is reserved
The blackness of darkness forever
(always) doubled up inside
Take awhile to shed my grief
(always) doubled up inside
Taunted, cruel
Wandering stars, for whom it is reserved
The blackness of darkness forever
Wandering stars, for whom it is reserved
The blackness of darkness forever
Wandering Star
Portishead - Dummy (1994)
A while and longer.
A wish, like a whisper...
For its such a lovely day
To have to always feel this way
And the time that I will suffer less
Is when I never have to wake
Wandering stars, for whom it is reserved
The blackness of darkness forever
Wandering stars, for whom it is reserved
The blackness of darkness forever
Those who have seen the needles eye, now tread
Like a husk, from which all that was, now has fled
And the masks, that the monsters wear
To feed, upon their prey
Wandering stars, for whom it is reserved
The blackness of darkness forever
Wandering stars, for whom it is reserved
The blackness of darkness forever
(always) doubled up inside
Take awhile to shed my grief
(always) doubled up inside
Taunted, cruel
Wandering stars, for whom it is reserved
The blackness of darkness forever
Wandering stars, for whom it is reserved
The blackness of darkness forever
Wandering Star
Portishead - Dummy (1994)
A while and longer.
A wish, like a whisper...
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mardi 7 avril 2009
Envie de... #1
Envie de quelques jours volés à Bruges, d'un soleil de printemps, de ballades le long des canaux, d'une gaufre au sucre glace, d'une bière légère à la framboise, de ma main dans la votre et d'une éternité pour vous regarder.
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Envie de...,
Futur Simple
lundi 6 avril 2009
Endless & Sleepless Nights
J'ai l'impression que le sommeil m'a définitivement fuit.
J'ai beau le chercher, il m'évite, il arrive quand je ne m'y attends plus, me nargue au creux de la journée à force de ne pas l'avoir trouvé.
Et quand il vient enfin au petit matin, entre chien et loup, je n'y trouve finalement ni repos, ni apaisement, ni confort et encore moins de réconfort. Juste l'arrière goût brumeux de ce qu'il aurait pu être, et il faut déjà démarrer la journée qui sans cela ne m'attendra pas. Et le temps se traine de nouveau.
J'égraine à en perdre la tête le compte des interminables secondes qui s'empilent les unes dans les autres.
3 heures par nuit et le reste du temps à essayer de vous chasser de mes pensées.
Comme souvent, je vous parle des mots muets.
Comme souvent, je vous écris des phrases que vous n'entendez pas.
Comme souvent, Yules murmure à mes oreilles.
Comme souvent, je vous cherche là où n'êtes pas.
Je crois que je ne vais pas très fort.
J'ai beau le chercher, il m'évite, il arrive quand je ne m'y attends plus, me nargue au creux de la journée à force de ne pas l'avoir trouvé.
Et quand il vient enfin au petit matin, entre chien et loup, je n'y trouve finalement ni repos, ni apaisement, ni confort et encore moins de réconfort. Juste l'arrière goût brumeux de ce qu'il aurait pu être, et il faut déjà démarrer la journée qui sans cela ne m'attendra pas. Et le temps se traine de nouveau.
J'égraine à en perdre la tête le compte des interminables secondes qui s'empilent les unes dans les autres.
3 heures par nuit et le reste du temps à essayer de vous chasser de mes pensées.
Comme souvent, je vous parle des mots muets.
Comme souvent, je vous écris des phrases que vous n'entendez pas.
Comme souvent, Yules murmure à mes oreilles.
Comme souvent, je vous cherche là où n'êtes pas.
Je crois que je ne vais pas très fort.
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dimanche 5 avril 2009
Cliquer sur "Envoyer". Ou pas.
Il y a ce message que j'ai fait et défait, y jetant pèle mêle mon désarroi, mon manque, mes interrogations et une part de mes angoisses.
Ce message qui dort depuis plusieurs jours déjà.
Cet appel à l'aide que je ne peux t'envoyer.
Mon choix se tourne vers deux personnes qui te sont proches et qui sauront peut-être m'écouter. Qui voudront peut-être m'aider.
Faudrait-il encore que cette bouteille à la mer leur parvienne.
Ce message qui dort depuis plusieurs jours déjà.
Cet appel à l'aide que je ne peux t'envoyer.
Mon choix se tourne vers deux personnes qui te sont proches et qui sauront peut-être m'écouter. Qui voudront peut-être m'aider.
Faudrait-il encore que cette bouteille à la mer leur parvienne.
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samedi 4 avril 2009
I have a stride to share, I have a breath to spare
Je me réveille d'un long sommeil sans rêve. Sans espoir.
Il est 16h30 passé. Dehors tout est gris. Au dedans aussi.
16h30... ! La petite machinerie organique aura finalement obtenu le dû qu'elle réclamait depuis plusieurs jours déjà, accablée de privation de repos.
Irrépressiblement et sans pouvoir attendre je me plante le coeur battant, angoissé, devant mon ordinateur comme on se rend devant l'autel en y implorant quelques signes.
Clics-clics frénétiques de pages que je recharge plusieurs fois par heure et qui parfois telles les augures me révèlent quelques brides d'un présent et d'un futur que je ne partage plus.
10h20. Tu est partie courir à la Forteresse. Te voilà donc de nouveau là-bas. La Forteresse, à défaut d'arriver à en sourire, je trouve presque l'image amusante. Battisse inexpugnable d'où tu pourras de nouveau contempler les autres. Un nouveau départ, un nouvel élan, une nouvelle vie. J'aimerai trouvé ta force, celle de tourner cette page que nous n'avons pas fini de partager ni d'écrire. Cela m'est toute bonnement impossible. J'essaye, je me débats, je trouve parfois l'apaisement le temps de quelques instants mais rien n'y fait. Tout me ramène à ce qui fut et que nous avons éteint.
11h44. Tu voici revenue, à cracher tes poumons racontes-tu. Tu t'étais promis d'arrêter de fumer à 30 ans. Finalement nous n'aurons pas passé ce trentième anniversaire de concert, blessure béante et amère, et je ne t'aurai pas regardé, confiant, allumer ta dernière cigarette le soir de cette fête.
Tu es partie courir et tu craches tes poumons.
"I have a stride to share, I have a breath to spare"
If you want. And not only for a run of an hour.
If you want.
Il est 16h30 passé. Dehors tout est gris. Au dedans aussi.
16h30... ! La petite machinerie organique aura finalement obtenu le dû qu'elle réclamait depuis plusieurs jours déjà, accablée de privation de repos.
Irrépressiblement et sans pouvoir attendre je me plante le coeur battant, angoissé, devant mon ordinateur comme on se rend devant l'autel en y implorant quelques signes.
Clics-clics frénétiques de pages que je recharge plusieurs fois par heure et qui parfois telles les augures me révèlent quelques brides d'un présent et d'un futur que je ne partage plus.
10h20. Tu est partie courir à la Forteresse. Te voilà donc de nouveau là-bas. La Forteresse, à défaut d'arriver à en sourire, je trouve presque l'image amusante. Battisse inexpugnable d'où tu pourras de nouveau contempler les autres. Un nouveau départ, un nouvel élan, une nouvelle vie. J'aimerai trouvé ta force, celle de tourner cette page que nous n'avons pas fini de partager ni d'écrire. Cela m'est toute bonnement impossible. J'essaye, je me débats, je trouve parfois l'apaisement le temps de quelques instants mais rien n'y fait. Tout me ramène à ce qui fut et que nous avons éteint.
11h44. Tu voici revenue, à cracher tes poumons racontes-tu. Tu t'étais promis d'arrêter de fumer à 30 ans. Finalement nous n'aurons pas passé ce trentième anniversaire de concert, blessure béante et amère, et je ne t'aurai pas regardé, confiant, allumer ta dernière cigarette le soir de cette fête.
Tu es partie courir et tu craches tes poumons.
"I have a stride to share, I have a breath to spare"
If you want. And not only for a run of an hour.
If you want.
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mardi 31 mars 2009
Not the right way
Work is Right
Work is Truth
Work is Health
Work is Breath
Work is Life
Work is Hope
Work is Happiness
Work is Joy
Work is Desire
Work is Sex
Work is Love
Work is Heaven
Work is Forgetting
Work is Oblivion
Work is Redemption
Work is not the right way.
Work is Truth
Work is Health
Work is Breath
Work is Life
Work is Hope
Work is Happiness
Work is Joy
Work is Desire
Work is Sex
Work is Love
Work is Heaven
Work is Forgetting
Work is Oblivion
Work is Redemption
Work is not the right way.
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mercredi 25 mars 2009
Wordless
Du coup même mes mots n'en finissent plus de ne pas vouloir sortir.
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lundi 23 mars 2009
jeudi 19 mars 2009
It's only after you've lost everything that you're free to do anything
Courant de la semaine dernière je t'ai recontactée. Après plus d'un mois de séparation et de profondes réflexions, après les parôles d'un ami qui m'ouvrirent les yeux et le coeur, je t'annonçais que j'étais prêt à t'ouvrir les portes que j'avais jusque là gardées précieusement closes. Mes enfants, mon frère et mes soeurs, mes parents, ...
C'était le frein qui avait stoppé notre histoire.
Il fallait que tu réfléchisses. Je t'ouvrais ces portes mais ne pouvais promettre d'engagement à vie, enfants, vie de couple sous le même toit, etc, et tu avais pour plus tard les projets d'une femme de 30 ans qui veut construire sa vie.
Ne souhaitant pas redémarrer notre histoire sur une base biaisée, je t'avouais avoir entretenu une relation avec celle de qui je suis séparé mais non divorcé. C'était déjà le matin d'une nouvelle journée, nous échangions par messagerie instantanée, je n'avais pas fini de tout te dire, je n'étais pas très clair dans mes explications, je ne souhaitais plus rien dissimuler mais sans doute par un involontaire instinct de protection je n'arrivais à tout livrer sur le moment, et nous en sommes restés là, en t'ayant toutefois demandé une faveur, celle que nous reprendrions cette discussion.
Avant cela, sans doute pensant tout savoir, tu l'a contactée, vous vous êtes rencontrées et elle a fini de te dire ce que je n'avais pas encore fait. Une relation très exceptionnelle puis beaucoup plus régulière jusque récemment. Le lendemain nous nous voyions et avons parlé de la fin d'après-midi jusque très tard dans la nuit, 8 heures durant. Ma version différait sur certains aspects de la sienne, mais au final je ne sais pas si cela a beaucoup d'importance, le fond restait le même : si mes sentiments, si tout ce que j'avais éprouvé, dit, vécu, ressenti, partagé avec toi étaient réels et sincères, je ne t'avais pas moins trompée, je t'avais dissimulé la vérité, j'avais menti. Pas qu'une fois. Sur la durée. Pendant longtemps. Beaucoup trop longtemps.
Tu m'as envoyé un message le lendemain, me laissant à mon tour, malgré tout, l'éventualité d'un peut-être retour d'un possible espoir. Me demandant de prendre le temps, de faire le nécessaire et de te le faire savoir le moment venu.
S'il est angoissant, il n'y a pas que le peut-être qui me retient, car après toutes ces discussions, après tout ce mal fait, je ne sais pas si j'ai encore assez confiance en moi pour envisager à nouveau quoi que ce soit. Pour prendre, pour faire courir le risque de peut-être blesser à nouveau. Et si je n'étais pas capable de me tenir à cette décision ? Vouloir me battre mais refuser de prendre un engagement que je ne suis pas absolument certain de savoir tenir.
Ce que j'ai fait, ce que je vous ai fait, me dégoute mais je n'arrive pas à me détester et cela me terrifie.
Voila.
Voila, la vérité crue, la vérité triste, la vérité sale. La vérité tout court.
J'ai trahi l'amour que je chérissais et que j'avais juré par dessus tout de protéger du reste du monde.
J'ai sali ta confiance et en même temps celle de nombre de personnes autour de toi.
Je ne cherche pas à me faire trouver d'excuses, ni à minimiser ce qui s'est passé ou encore à demander pardon pour ce qui n'est pas pardonnable. Je côtoie des gens qui entretiennent des aventures, courtes ou longues, sérieuses ou volages, de diverses natures. Ils ont leurs raisons, leurs histoires. Je suis tombé complètement et on ne peut plus sincèrement amoureux de la plus jolie fleur que la terre ait portée mais il a fallu que ne meure pas définitivement la flamme qui avait jadis brillé ailleurs et y brille encore aujourd'hui. Seulement cela ne devait pas nous arriver à nous, pas à toi et moi. Notre foi l'un envers l'autre était totale, c'était notre contrat, c'était aussi jusque là notre constat, le fondement et la force inépuisable de notre relation.
Et pourtant...
Et maintenant notre bel amour enterré vivant.
C'était le frein qui avait stoppé notre histoire.
Il fallait que tu réfléchisses. Je t'ouvrais ces portes mais ne pouvais promettre d'engagement à vie, enfants, vie de couple sous le même toit, etc, et tu avais pour plus tard les projets d'une femme de 30 ans qui veut construire sa vie.
Ne souhaitant pas redémarrer notre histoire sur une base biaisée, je t'avouais avoir entretenu une relation avec celle de qui je suis séparé mais non divorcé. C'était déjà le matin d'une nouvelle journée, nous échangions par messagerie instantanée, je n'avais pas fini de tout te dire, je n'étais pas très clair dans mes explications, je ne souhaitais plus rien dissimuler mais sans doute par un involontaire instinct de protection je n'arrivais à tout livrer sur le moment, et nous en sommes restés là, en t'ayant toutefois demandé une faveur, celle que nous reprendrions cette discussion.
Avant cela, sans doute pensant tout savoir, tu l'a contactée, vous vous êtes rencontrées et elle a fini de te dire ce que je n'avais pas encore fait. Une relation très exceptionnelle puis beaucoup plus régulière jusque récemment. Le lendemain nous nous voyions et avons parlé de la fin d'après-midi jusque très tard dans la nuit, 8 heures durant. Ma version différait sur certains aspects de la sienne, mais au final je ne sais pas si cela a beaucoup d'importance, le fond restait le même : si mes sentiments, si tout ce que j'avais éprouvé, dit, vécu, ressenti, partagé avec toi étaient réels et sincères, je ne t'avais pas moins trompée, je t'avais dissimulé la vérité, j'avais menti. Pas qu'une fois. Sur la durée. Pendant longtemps. Beaucoup trop longtemps.
Tu m'as envoyé un message le lendemain, me laissant à mon tour, malgré tout, l'éventualité d'un peut-être retour d'un possible espoir. Me demandant de prendre le temps, de faire le nécessaire et de te le faire savoir le moment venu.
S'il est angoissant, il n'y a pas que le peut-être qui me retient, car après toutes ces discussions, après tout ce mal fait, je ne sais pas si j'ai encore assez confiance en moi pour envisager à nouveau quoi que ce soit. Pour prendre, pour faire courir le risque de peut-être blesser à nouveau. Et si je n'étais pas capable de me tenir à cette décision ? Vouloir me battre mais refuser de prendre un engagement que je ne suis pas absolument certain de savoir tenir.
Ce que j'ai fait, ce que je vous ai fait, me dégoute mais je n'arrive pas à me détester et cela me terrifie.
Voila.
Voila, la vérité crue, la vérité triste, la vérité sale. La vérité tout court.
J'ai trahi l'amour que je chérissais et que j'avais juré par dessus tout de protéger du reste du monde.
J'ai sali ta confiance et en même temps celle de nombre de personnes autour de toi.
Je ne cherche pas à me faire trouver d'excuses, ni à minimiser ce qui s'est passé ou encore à demander pardon pour ce qui n'est pas pardonnable. Je côtoie des gens qui entretiennent des aventures, courtes ou longues, sérieuses ou volages, de diverses natures. Ils ont leurs raisons, leurs histoires. Je suis tombé complètement et on ne peut plus sincèrement amoureux de la plus jolie fleur que la terre ait portée mais il a fallu que ne meure pas définitivement la flamme qui avait jadis brillé ailleurs et y brille encore aujourd'hui. Seulement cela ne devait pas nous arriver à nous, pas à toi et moi. Notre foi l'un envers l'autre était totale, c'était notre contrat, c'était aussi jusque là notre constat, le fondement et la force inépuisable de notre relation.
Et pourtant...
Et maintenant notre bel amour enterré vivant.
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dimanche 15 mars 2009
Soleil
Les enfants.
Le soleil.
Un éclat de grand air.
Rires et courses poursuites.
Sourires et câlins.
Vous les présenterai-je enfin ?
Le soleil.
Un éclat de grand air.
Rires et courses poursuites.
Sourires et câlins.
Vous les présenterai-je enfin ?
samedi 14 mars 2009
Alea jacta est
Vous voici donc toutes deux réunies.
Ou sous peu, comme une intime conviction. Un présentement plus fort qu'une impression.
Lâcher prise, laisser filer, ne pas interférer ni intervenir.
Etre mis face à ses imperfections. Confronter à ses contradictions, complètement à nu.
Take a deep breath.
Die a second and another.
And see after.
Aussi simplement que cela, je Vous aime.
Aussi inextricablement que cela, je Vous aime.
Profondément. Intensément. Pleinement. Sincèrement.
Mon équilibre.
Ma fissure, ma blessure.
Ma damnation.
Si le reste du monde n'existait pas, une bénédiction.
Ou sous peu, comme une intime conviction. Un présentement plus fort qu'une impression.
Lâcher prise, laisser filer, ne pas interférer ni intervenir.
Etre mis face à ses imperfections. Confronter à ses contradictions, complètement à nu.
Take a deep breath.
Die a second and another.
And see after.
Aussi simplement que cela, je Vous aime.
Aussi inextricablement que cela, je Vous aime.
Profondément. Intensément. Pleinement. Sincèrement.
Mon équilibre.
Ma fissure, ma blessure.
Ma damnation.
Si le reste du monde n'existait pas, une bénédiction.
jeudi 12 mars 2009
Oeuvre au Noir
S'isoler.
Pour pouvoir ressentir cette solitude.
En avoir besoin.
De déguster cette souffrance.
Afin de ne pas l'oublier.
La cristalliser.
La transmuter de douleur en souvenir.
Se rappeler pourquoi, se souvenir comment.
S'isoler.
Pour tout ressentir avec plus de clarté.
Eviter que la sollicitude d'amis ne vienne l'émousser.
Net, vif, aigu, tranchant. Douloureux forcément.
S'isoler.
Dans mon laboratoire secret.
Capter ces émotions comme autant d'ingrédients précieux.
Transmuter la douleur en souvenir...
Se rappeler pourquoi, se souvenir comment.
Mettre en stase les mots et les sentiments d'alors et du moment.
Figer les évènements et leur contexte.
Ne pas laisser au temps de prises pour les altérer.
Se détruire pour se reconstruire.
En avoir besoin.
De déguster cette souffrance.
Afin de ne pas l'oublier.
La cristalliser.
La transmuter de douleur en souvenir.
Se rappeler pourquoi, se souvenir comment.
S'isoler.
Pour tout ressentir avec plus de clarté.
Eviter que la sollicitude d'amis ne vienne l'émousser.
Net, vif, aigu, tranchant. Douloureux forcément.
S'isoler.
Dans mon laboratoire secret.
Capter ces émotions comme autant d'ingrédients précieux.
Transmuter la douleur en souvenir...
Se rappeler pourquoi, se souvenir comment.
Mettre en stase les mots et les sentiments d'alors et du moment.
Figer les évènements et leur contexte.
Ne pas laisser au temps de prises pour les altérer.
Se détruire pour se reconstruire.
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mercredi 11 mars 2009
Embrasade
Je me suis amouragé d'une rose.
Délicieuse torture, doux supplice.
Je lui viole un baiser. Je l'embrase sur la bouche.
J'ai la conscience aigüe d'être troublé.
Je n'ai ce soir rien d'autre à offrir que mon inextinguible désir.
Une flamme d'eau ardente prête à nous submerger.
Une féroce vague de bleu pur qui nous fera rougir devant tant de tendre luxure.
Je la veux, j'en fais le voeux, j'en fais l'aveu.
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Small World Effect Worshiper
Vous ici.
Moi là.
Frappé(s) de plein fouet par le hasard du small-world-effect.
C'était possible bien sûr, mais tellement inattendu !
Peut-être est-ce là enfin la réalisation d'un de mes voeux ?
Le pouls qui s'accélère autant que mes yeux qui n'en reviennent pas et tentent de se persuader de la réalité de cette apparition.
Est-ce un sourire que dessine vos lèvres ? Vos yeux sont-ils en train de pétiller ?
Êtes vous heureuse ces retrouvailles inopinées ou tout l'inverse au contraire ?
Je sens votre regard me détailler, me déshabiller, me pénétrer. Je m'y abandonne, possédé.
Et non je n'ai rien rasé.
J'ai l'impression que des flots de parôles s'apprêtent à nous envelopper, mais je m'efface quelques instants le temps de vous laisser remplir votre office. Saluts, accueils, baisers. Vous semblez bien aller, ce sourire vous va à ravir.
Vous ici, moi là.
Vous êtes belle, comme toujours. Désirable comme jamais.
Le temps s'arrête quelques instants.
Mais déjà vous partez et absent je redescends l'escalier.
Où que vous alliez, un petit bout de moi se fond dans vos pas.
Moi là.
Frappé(s) de plein fouet par le hasard du small-world-effect.
C'était possible bien sûr, mais tellement inattendu !
Peut-être est-ce là enfin la réalisation d'un de mes voeux ?
Le pouls qui s'accélère autant que mes yeux qui n'en reviennent pas et tentent de se persuader de la réalité de cette apparition.
Est-ce un sourire que dessine vos lèvres ? Vos yeux sont-ils en train de pétiller ?
Êtes vous heureuse ces retrouvailles inopinées ou tout l'inverse au contraire ?
Je sens votre regard me détailler, me déshabiller, me pénétrer. Je m'y abandonne, possédé.
Et non je n'ai rien rasé.
J'ai l'impression que des flots de parôles s'apprêtent à nous envelopper, mais je m'efface quelques instants le temps de vous laisser remplir votre office. Saluts, accueils, baisers. Vous semblez bien aller, ce sourire vous va à ravir.
Vous ici, moi là.
Vous êtes belle, comme toujours. Désirable comme jamais.
Le temps s'arrête quelques instants.
Mais déjà vous partez et absent je redescends l'escalier.
Où que vous alliez, un petit bout de moi se fond dans vos pas.
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mardi 10 mars 2009
Make it short
[09.03.09, 23:56] - http://tinyurl.com/al2zgf
[10.03.09, 01:21] - http://tinyurl.com/cg8rlu
[10.03.09, 05:08] - http://tinyurl.com/6saqy
[10.03.09, 01:21] - http://tinyurl.com/cg8rlu
[10.03.09, 05:08] - http://tinyurl.com/6saqy
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Lyrics,
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jeudi 5 mars 2009
On my way back
02 mars, 6h45. Arrivée aéroport Charles de Gaulle, Terminal 2F.
Le taxi vient de me déposer. Je vous cherche. Dans les boutiques, aux comptoirs des cafés, dans les halls d'accueil.
Déjà en arrivant je guettais votre voiture le long des voies d'accès.
6h55. Enregistrement, départ porte 23F par navette à 7h05. Billet à la main j'avance à reculons, espérant un indice. Votre mètre de cheveux noirs, l'effluve de votre parfum qui n'en est pas un, la myriade d'étoiles qui vous illumine le visage, le son de votre pas. Le moment de franchir la sécurité pour embarquer. Attendre le dernier moment. Peut-être venez vous d'arriver ? Vous laisser le temps d'apparaitre. Il est à présent temps de passer, temps de partir. Je tends mon passeport et ma carte d'embarquement tout en ne pouvant retenir les regards que je jette en arrière. Peut-être avez vous été retardée ? J'espère ce moment de Bleu, de Magie improbable, tellement improbable que je ne peux m'empêcher d'y croire, d'être certain qu'il se produira. Mécaniquement, le regard absent, une boule indéglutissable dans la gorge, je ramasse ceinture, téléphone et clé dans les paniers de plastique blanc qui roulent sur le tapis. Un dernier coup d'oeil me projette de l'autre côté du sas. Vous avez peut-être été retardée...
7h22. Une vibration parcourt mon téléphone, court frisson électronique qui me remonte le long de la colonne vertébrale. Se pourrait-il que ce soit vous ? 7h27, il reste 18 minutes avant le décollage, 18 minutes à secrètement espérer. Peut-être avez-vous été retardée ?
8h06. Nous décollons finalement. Muselé, mon téléphone restera muet jusqu'à l'arrivée. Bientôt nous crevons le ciel de nuages, le soleil, lumière et chaleur.
02 mars, 9h37. Belt 40, aéroport international de Barcelone.
Je regarde défiler le cortège des bagages qui serpent tout autour de moi. Je me demande quelles histoires ils transportent, quelle a été et quelle sera celle de leurs propriétaires. Le coeur fébrile je résiste à grand peine à vous envoyer un "/landed" pour vous donner des nouvelles.
02 mars, 22h48. Hôtel Ritz Carlton sur le port Olympique, chambre 912.
Epuisé, les vêtements jetés aux quatre vents, je joue avec la chaîne Bang & Olufsen allongé sur ce lit aux dimensions improbables. Ma main s'attarde sur mon ventre. Et toi t'arrive-t-il de penser à moi quand tu te caresses ? Les chaînes de video à la demande me suggèrent "Pleasures of the Flesh" ou ""Bisexual 4somes8". Plus tard noyer mon autosexualité dans un bain d'eau bouillante aux proportions gigantesques.
03 mars, 17h04.
"Alors nous nous sommes séparés comme déjà saturés des délices du futur et j'ai marché seul, guidé par ton ombre, j'ai traversé la ville déserte encore étincelante du voyage des rêveurs."
Sa longue langue dorée m'accueille avec un sourire parfumé de frais. Le sable fredonne sous mes pas. Tristes le sourire et le doux froufrou. La plage me contemple avec mélancolie. Si j'en remonte le court en me perdant au loin, si je remonte le long de l'année écoulée, je nous trouverai en train de déjeuner attablés à la terrasse de ce restaurant qui nous aura régalé de sa paëlla.
Je voulais voir la mer et j'y suis, bien planté devant, face à face, pour la voir bien au fond des yeux. La mer. Mais pas de soleil. Le murmure des vagues. Mais pas votre main pour y glisser la mienne. Le sable fin. Mais pas le Bleu.
Je voulais voir la mer et j'y suis, le coeur plein de rage et le désir au ventre. A mon corps défendant, je verse mon tribu à son immensité salée.
03 mars, 19h36. Aéroport de Barcelone.
Assis après avoir déambulé près d'une heure dans l'aéroport j'attends le vol qui me ramènera à Paris, je m'interroge. J'ai beau tout faire pour éviter d'y penser, rien n'y fait, le lieu me ramène une fois encore un an en arrière. Nous étions alors rentrés de notre escapade barcelonaise chacun sur un vol différent mais pour nous retrouver très vite ensuite. Ce soir j'évite de lever la tête pour ne pas te chercher parmi les autres passagers. Je m'interroge. Pour l'instant les réseaux sociaux font encore état de notre couple malgré les états d'âme que nous y glissons. Je m'interroge. Quand viendra le temps où tu choisiras d'en effacer la trace ? Je m'interroge et cela me terrifie.
Le taxi vient de me déposer. Je vous cherche. Dans les boutiques, aux comptoirs des cafés, dans les halls d'accueil.
Déjà en arrivant je guettais votre voiture le long des voies d'accès.
6h55. Enregistrement, départ porte 23F par navette à 7h05. Billet à la main j'avance à reculons, espérant un indice. Votre mètre de cheveux noirs, l'effluve de votre parfum qui n'en est pas un, la myriade d'étoiles qui vous illumine le visage, le son de votre pas. Le moment de franchir la sécurité pour embarquer. Attendre le dernier moment. Peut-être venez vous d'arriver ? Vous laisser le temps d'apparaitre. Il est à présent temps de passer, temps de partir. Je tends mon passeport et ma carte d'embarquement tout en ne pouvant retenir les regards que je jette en arrière. Peut-être avez vous été retardée ? J'espère ce moment de Bleu, de Magie improbable, tellement improbable que je ne peux m'empêcher d'y croire, d'être certain qu'il se produira. Mécaniquement, le regard absent, une boule indéglutissable dans la gorge, je ramasse ceinture, téléphone et clé dans les paniers de plastique blanc qui roulent sur le tapis. Un dernier coup d'oeil me projette de l'autre côté du sas. Vous avez peut-être été retardée...
7h22. Une vibration parcourt mon téléphone, court frisson électronique qui me remonte le long de la colonne vertébrale. Se pourrait-il que ce soit vous ? 7h27, il reste 18 minutes avant le décollage, 18 minutes à secrètement espérer. Peut-être avez-vous été retardée ?
8h06. Nous décollons finalement. Muselé, mon téléphone restera muet jusqu'à l'arrivée. Bientôt nous crevons le ciel de nuages, le soleil, lumière et chaleur.
02 mars, 9h37. Belt 40, aéroport international de Barcelone.
Je regarde défiler le cortège des bagages qui serpent tout autour de moi. Je me demande quelles histoires ils transportent, quelle a été et quelle sera celle de leurs propriétaires. Le coeur fébrile je résiste à grand peine à vous envoyer un "/landed" pour vous donner des nouvelles.
02 mars, 22h48. Hôtel Ritz Carlton sur le port Olympique, chambre 912.
Epuisé, les vêtements jetés aux quatre vents, je joue avec la chaîne Bang & Olufsen allongé sur ce lit aux dimensions improbables. Ma main s'attarde sur mon ventre. Et toi t'arrive-t-il de penser à moi quand tu te caresses ? Les chaînes de video à la demande me suggèrent "Pleasures of the Flesh" ou ""Bisexual 4somes8". Plus tard noyer mon autosexualité dans un bain d'eau bouillante aux proportions gigantesques.
03 mars, 17h04.
"Alors nous nous sommes séparés comme déjà saturés des délices du futur et j'ai marché seul, guidé par ton ombre, j'ai traversé la ville déserte encore étincelante du voyage des rêveurs."
Sa longue langue dorée m'accueille avec un sourire parfumé de frais. Le sable fredonne sous mes pas. Tristes le sourire et le doux froufrou. La plage me contemple avec mélancolie. Si j'en remonte le court en me perdant au loin, si je remonte le long de l'année écoulée, je nous trouverai en train de déjeuner attablés à la terrasse de ce restaurant qui nous aura régalé de sa paëlla.
Je voulais voir la mer et j'y suis, bien planté devant, face à face, pour la voir bien au fond des yeux. La mer. Mais pas de soleil. Le murmure des vagues. Mais pas votre main pour y glisser la mienne. Le sable fin. Mais pas le Bleu.
Je voulais voir la mer et j'y suis, le coeur plein de rage et le désir au ventre. A mon corps défendant, je verse mon tribu à son immensité salée.
03 mars, 19h36. Aéroport de Barcelone.
Assis après avoir déambulé près d'une heure dans l'aéroport j'attends le vol qui me ramènera à Paris, je m'interroge. J'ai beau tout faire pour éviter d'y penser, rien n'y fait, le lieu me ramène une fois encore un an en arrière. Nous étions alors rentrés de notre escapade barcelonaise chacun sur un vol différent mais pour nous retrouver très vite ensuite. Ce soir j'évite de lever la tête pour ne pas te chercher parmi les autres passagers. Je m'interroge. Pour l'instant les réseaux sociaux font encore état de notre couple malgré les états d'âme que nous y glissons. Je m'interroge. Quand viendra le temps où tu choisiras d'en effacer la trace ? Je m'interroge et cela me terrifie.
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jeudi 26 février 2009
Un soir moins toi
Une longue journée à ne rien attendre.
Une courte soirée à espérer.
Juste de toi la trace de l'écho de ta présence.
Un vide profond dans lequel se disloquer.
Une courte soirée à espérer.
Juste de toi la trace de l'écho de ta présence.
Un vide profond dans lequel se disloquer.
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mardi 24 février 2009
Really ?
"Lost in oblivion -- dark and silent and complete.
I found freedom.
Losing all hope was freedom."
Fight Club.
I found freedom.
Losing all hope was freedom."
Fight Club.
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dimanche 22 février 2009
Dormir 1000 ans
Je m'en vais dormir 1000 ans au pays du soleil mourant là où les abeilles butinent les fleurs pour en faire du fiel.
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samedi 21 février 2009
Crushed
Cette fois ci c'est sûr. Nous ne soufflerons pas vos 30 bougies ensemble.
Conjuguer cette phrase au futur comme pour en atténuer la réalité, comme si le passé pouvait encore être changé.
Entre la nuit d'hier et celle d'à présent, s'est péniblement trainée une douloureuse journée. Une boule dans le ventre, des litres de soude dans l'estomac, de la fatigue plein les traits. Une journée au ralentie. Une journée pour un zombi.
Dès le matin. Je n'ai cessé de guetter un appel, un mot, un signe. Je me refusais à l'espérer par crainte d'être trop déçu d'y croire, pour conjurer le mauvais sort.
A déjeuner. Je déclinais poliment d'une excuse maladroite la proposition de partager ce repas pour pouvoir m'échapper immédiatement le cas échéant. Soigneusement reportés à la semaine suivante les rendez-vous de l'après-midi. Sur votre appel, ce serait école buissonnière.
L'après-midi. Pour ne pas sentir s'égrener le temps, je m'assomme de travail sans passion dans une hyperactivité maladive. Les problèmes sont rapidement réglés, les arbitrages promptement rendus. Tout s'enchaine mécaniquement. Suspendu le temps.
Le soir. Déjà. Il faisait jour la dernière fois que j'ai regardé dehors.
Il est 21h et pas de trace de toi.
Ton absence me pèse, sensation d'oppression. Je veux serrer les dents pour retenir le tremblement incontrôlé de mes mâchoires . Trois profondes inspirations plus loin, revenue la maitrise, retombé le masque. Pour combien de temps ?
Cette nuit. Ton invocation n'aura pas eu lieu. Le génie ne sera pas sorti de sa bouteille.
Tu viens d'avoir 30 ans et je n'étais pas à tes côtés.
J'ai l'impression ce soir que rien ne sera plus désormais comme avant.
Comme s'il avait pu en être autrement...
Conjuguer cette phrase au futur comme pour en atténuer la réalité, comme si le passé pouvait encore être changé.
Entre la nuit d'hier et celle d'à présent, s'est péniblement trainée une douloureuse journée. Une boule dans le ventre, des litres de soude dans l'estomac, de la fatigue plein les traits. Une journée au ralentie. Une journée pour un zombi.
Dès le matin. Je n'ai cessé de guetter un appel, un mot, un signe. Je me refusais à l'espérer par crainte d'être trop déçu d'y croire, pour conjurer le mauvais sort.
A déjeuner. Je déclinais poliment d'une excuse maladroite la proposition de partager ce repas pour pouvoir m'échapper immédiatement le cas échéant. Soigneusement reportés à la semaine suivante les rendez-vous de l'après-midi. Sur votre appel, ce serait école buissonnière.
L'après-midi. Pour ne pas sentir s'égrener le temps, je m'assomme de travail sans passion dans une hyperactivité maladive. Les problèmes sont rapidement réglés, les arbitrages promptement rendus. Tout s'enchaine mécaniquement. Suspendu le temps.
Le soir. Déjà. Il faisait jour la dernière fois que j'ai regardé dehors.
Il est 21h et pas de trace de toi.
Ton absence me pèse, sensation d'oppression. Je veux serrer les dents pour retenir le tremblement incontrôlé de mes mâchoires . Trois profondes inspirations plus loin, revenue la maitrise, retombé le masque. Pour combien de temps ?
Cette nuit. Ton invocation n'aura pas eu lieu. Le génie ne sera pas sorti de sa bouteille.
Tu viens d'avoir 30 ans et je n'étais pas à tes côtés.
J'ai l'impression ce soir que rien ne sera plus désormais comme avant.
Comme s'il avait pu en être autrement...
vendredi 20 février 2009
Craquelures
Après le message envoyé à tous nos amis pour rappeler aux étourdis cette journée tout particulière, j'ai reçu une avalanche de petits mots. Gentils, compatissants. Tellement qu'ils en étaient blessant, me remettant sans ménagement face à ma peine, faisant rejaillir la douleur plus vivement encore.
A chaque vibration, j'espérais y trouver l'un des tiens glissé au milieu. Tu me demandais de venir.
Sous la douche je m'aperçois que ce n'est pas le savon qui me brule les yeux mais les larmes que j'y écrase rageusement.
A chaque vibration, j'espérais y trouver l'un des tiens glissé au milieu. Tu me demandais de venir.
Sous la douche je m'aperçois que ce n'est pas le savon qui me brule les yeux mais les larmes que j'y écrase rageusement.
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Like a glimpse on to the stars
Je sais, nous ne sommes pas encore demain puisque nous n'avons pas dormi.
Mais ce soir, il faudra faire exception.
Sinon le prochain lendemain sera pour moi le 21.
J'avais prévu d'arriver muni d'un magnifique bouquet.
Et finalement...
Finalement ne pas pouvoir passer à vos côtés cette soirée de toute à l'heure, si spéciale pour vous, si importante pour moi, puisqu'il ne faut pas, puisque vous n'en aurez pas la force.
Pourtant, je ferme les yeux et imagine.
Un magnifique bouquet...
Je serais venu avec le plus beau d'entre eux. Sobre et élégant. Composé d'une seule fleur, unique. En aura-t-on jamais vu de plus belle ? De longs pétales noirs, un réceptacle doux et rosé, tacheté d'un millier d'étoiles au subtil parfum enivrant, les étamines pétillantes de malice, les sépales fendues d'un sourire espiègle.
En aura-t-on jamais vu de pareille ? Non, je ne crois pas.
Ce bouquet là, cette fleur ci, ne m'appartiennent pas, je ne puis dès lors te les offrir.
Etrange cadeau d'anniversaire.
Et par ailleurs j'ai besoin d'eux, j'en ramènerai donc l'image avec moi, j'espère que tu comprendras.
Aussi, à défaut d'un bouquet de fleurs coupées ou de cette Fleur rare et scintillante, je t'adresse mes pensées les plus douces pour ce pétale supplémentaire, pour cet anniversaire, qui fait résonner ta trentième année.
/miss you
Mais ce soir, il faudra faire exception.
Sinon le prochain lendemain sera pour moi le 21.
J'avais prévu d'arriver muni d'un magnifique bouquet.
Et finalement...
Finalement ne pas pouvoir passer à vos côtés cette soirée de toute à l'heure, si spéciale pour vous, si importante pour moi, puisqu'il ne faut pas, puisque vous n'en aurez pas la force.
Pourtant, je ferme les yeux et imagine.
Un magnifique bouquet...
Je serais venu avec le plus beau d'entre eux. Sobre et élégant. Composé d'une seule fleur, unique. En aura-t-on jamais vu de plus belle ? De longs pétales noirs, un réceptacle doux et rosé, tacheté d'un millier d'étoiles au subtil parfum enivrant, les étamines pétillantes de malice, les sépales fendues d'un sourire espiègle.
En aura-t-on jamais vu de pareille ? Non, je ne crois pas.
Ce bouquet là, cette fleur ci, ne m'appartiennent pas, je ne puis dès lors te les offrir.
Etrange cadeau d'anniversaire.
Et par ailleurs j'ai besoin d'eux, j'en ramènerai donc l'image avec moi, j'espère que tu comprendras.
Aussi, à défaut d'un bouquet de fleurs coupées ou de cette Fleur rare et scintillante, je t'adresse mes pensées les plus douces pour ce pétale supplémentaire, pour cet anniversaire, qui fait résonner ta trentième année.
/miss you
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jeudi 19 février 2009
MailLog #3
Un pétale de plus
20 février 2006 18:11
Août. Les parcs de Paris sur la fin de l'été. Des yeux qui se cherchent, des mains qui se trouvent, des lèvres qui se frôlent.
Arrive Septembre. Sur un coup de tête, 24 heures volées au temps. Londres tout entier nous appartient pendant une nuit et la journée qui suit.
Survient Octobre. Retour de 15 jours de vacances. 15 jours d'absence. Et 10 ans de bonnes résolutions qui fondent sous la douceur de la passion de cette soirée.
Novembre suit. Du sucre glace plein votre visage. Votre fou rire plus joyeux que toutes les attractions de Mickey et de ses amis. La semaine d'après, vous emmener chez moi quelques minutes le temps d’un arrêt. Vous ouvrir alors davantage que les portes de mon cœur.
Commence Décembre. Un aéroport au petit matin avec l'effervescence et la douceur de l'Asie dans mes valises. Plus tard un bord de mer au coucher du soleil, quelques vers de Baudelaire envolés dans le sable et deux ombres qui s'enlacent.
Janvier débute. La nouvelle année traversée main dans la main, cœurs à corps. Puis le soleil et la fraîcheur des montagnes enneigées, une semaine complète à partager.
Février enfin. Une Saint Valentin à la saveur sucrée de macarons La Durée. Et ce matin.
Ce matin la rose compte un pétale de plus.
Loin de se faner, elle s'épanouit. Elle resplendit.
Un pétale de plus et un peu moins d'épines.
Ce matin la rose compte un pétale de plus.
Et je me prends à rêver à d'autres matins. A d'autres pétales.
A penser à d’autres « un jour ».
20 février 2006 18:11
Août. Les parcs de Paris sur la fin de l'été. Des yeux qui se cherchent, des mains qui se trouvent, des lèvres qui se frôlent.
Arrive Septembre. Sur un coup de tête, 24 heures volées au temps. Londres tout entier nous appartient pendant une nuit et la journée qui suit.
Survient Octobre. Retour de 15 jours de vacances. 15 jours d'absence. Et 10 ans de bonnes résolutions qui fondent sous la douceur de la passion de cette soirée.
Novembre suit. Du sucre glace plein votre visage. Votre fou rire plus joyeux que toutes les attractions de Mickey et de ses amis. La semaine d'après, vous emmener chez moi quelques minutes le temps d’un arrêt. Vous ouvrir alors davantage que les portes de mon cœur.
Commence Décembre. Un aéroport au petit matin avec l'effervescence et la douceur de l'Asie dans mes valises. Plus tard un bord de mer au coucher du soleil, quelques vers de Baudelaire envolés dans le sable et deux ombres qui s'enlacent.
Janvier débute. La nouvelle année traversée main dans la main, cœurs à corps. Puis le soleil et la fraîcheur des montagnes enneigées, une semaine complète à partager.
Février enfin. Une Saint Valentin à la saveur sucrée de macarons La Durée. Et ce matin.
Ce matin la rose compte un pétale de plus.
Loin de se faner, elle s'épanouit. Elle resplendit.
Un pétale de plus et un peu moins d'épines.
Ce matin la rose compte un pétale de plus.
Et je me prends à rêver à d'autres matins. A d'autres pétales.
A penser à d’autres « un jour ».
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Passé Composé
mercredi 18 février 2009
Bottled
A l'instar du bon ou du mauvais génie, je retourne dans ma bouteille.
Là-bas, dans ce néant confiné, le temps y est en stase.
J'attendrai.
Vous connaissez la formule magique et secrète pour me faire réapparaitre.
Frottez la et invoquez moi.
N'importe où. N'importe quand.
/vanish
Là-bas, dans ce néant confiné, le temps y est en stase.
J'attendrai.
Vous connaissez la formule magique et secrète pour me faire réapparaitre.
Frottez la et invoquez moi.
N'importe où. N'importe quand.
/vanish
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Silenced
Au moment de vous appeler, recevoir votre appel clignotant de bleu dans cette fenêtre restée muette des jours durant.
Quelle joie, quelle soulagement !
Quelle regrettable erreur. Quelle incommensurable maladresse...
Comment n'ai je pas réalisé que vous éprouveriez vous-même suite à ce message cette terrible peine qui me terrasse. Comment ne me suis-je pas souvenu que si la parole est d'argent, le silence est d'or ?
Comment ? Pourquoi ? Quel aveuglant égoïsme !
Au fur et à mesure des mots que nous échangeons, je réalise pétrifié l'ampleur de ma terrible bévue.
Me pardonnerez vous jamais ?
Tout ce que j'imagine alors ne ferait qu'empirer les choses. Je vous tourmente alors que je ne souhaitais que vous faire savoir combien votre absence m'est insupportablement douloureuse, que mon silence n'est pas de l'indifférence, que je brule de repartager n'importe quel moment en votre compagnie. Les mots du message, habillés d'une sobre distance, vous donne l'impression que j'ai déjà tiré le trait comme on tourne la page alors qu'il n'était qu'un pitoyable bouclier contre moi-même.
Barcelone début mars, Berlin courant juin. Moi qui secrètement souhaitais nous y évader dans l'une et l'autre. Et plus encore franchir bientôt avec vous votre trentième année.
Prenez tout le temps qu'il vous faudra pour lécher vos blessures.
Il ne sera jamais assez long pour dissiper les miennes.
Je vous aime, ne l'oubliez jamais.
Quelle joie, quelle soulagement !
Quelle regrettable erreur. Quelle incommensurable maladresse...
Comment n'ai je pas réalisé que vous éprouveriez vous-même suite à ce message cette terrible peine qui me terrasse. Comment ne me suis-je pas souvenu que si la parole est d'argent, le silence est d'or ?
Comment ? Pourquoi ? Quel aveuglant égoïsme !
Au fur et à mesure des mots que nous échangeons, je réalise pétrifié l'ampleur de ma terrible bévue.
Me pardonnerez vous jamais ?
Tout ce que j'imagine alors ne ferait qu'empirer les choses. Je vous tourmente alors que je ne souhaitais que vous faire savoir combien votre absence m'est insupportablement douloureuse, que mon silence n'est pas de l'indifférence, que je brule de repartager n'importe quel moment en votre compagnie. Les mots du message, habillés d'une sobre distance, vous donne l'impression que j'ai déjà tiré le trait comme on tourne la page alors qu'il n'était qu'un pitoyable bouclier contre moi-même.
Barcelone début mars, Berlin courant juin. Moi qui secrètement souhaitais nous y évader dans l'une et l'autre. Et plus encore franchir bientôt avec vous votre trentième année.
Prenez tout le temps qu'il vous faudra pour lécher vos blessures.
Il ne sera jamais assez long pour dissiper les miennes.
Je vous aime, ne l'oubliez jamais.
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Vibrations
Votre message qui tardivement répond au mien.
Précieux petit trésor qui illumine mon téléphone dans le noir de la pièce.
Doux vibrement comme un ronronnement joyeux.
Souvenirs de tant de messages guettés et au fil du temps moins espérés mais toujours autant chéris.
Pincement au coeur, serrement de gorge, serrage de dents. Longues et profondes inspirations.
Parfait. Rien n'y fait...
J'hésite à répondre à la question qu'il pose, tout à mon plaisir de gouter votre réponse.
9 minutes.
Je m'habille de mon plus beau sourire pour dissimuler le chat qui s'est installé sans permission dans ma gorge.
Pas plus fier qu'un gamin de 14 ans, allez, j'appelle...
Précieux petit trésor qui illumine mon téléphone dans le noir de la pièce.
Doux vibrement comme un ronronnement joyeux.
Souvenirs de tant de messages guettés et au fil du temps moins espérés mais toujours autant chéris.
Pincement au coeur, serrement de gorge, serrage de dents. Longues et profondes inspirations.
Parfait. Rien n'y fait...
J'hésite à répondre à la question qu'il pose, tout à mon plaisir de gouter votre réponse.
9 minutes.
Je m'habille de mon plus beau sourire pour dissimuler le chat qui s'est installé sans permission dans ma gorge.
Pas plus fier qu'un gamin de 14 ans, allez, j'appelle...
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mardi 17 février 2009
u got mail
22h33. A force de n'en plus tenir, rongé par mon frein, j'ai décidé en toute connaissance de cause de céder à la tentation pour me délivrer du mal.
Pas d'excuse donc, ni de faux semblant, un acte déraisonnable mais réfléchi.
Vous écrire.
Finalement. Enfin.
Les mots s'enchainent et se juxtaposent sans arriver à expliquer ce que j'aimerais qu'ils te racontent bien plus adroitement que moi.
L'accouchement est long et pénible mais pas plus douloureux qu'un nouveau jour de silence obstiné.
Alors, laisser venir comme cela vient. Tant pis pour les maladresses pourvu que tu les reçoivent comme elles sont nées, authentiques et sans arrière pensée.
Pas d'excuse donc, ni de faux semblant, un acte déraisonnable mais réfléchi.
Vous écrire.
Finalement. Enfin.
Les mots s'enchainent et se juxtaposent sans arriver à expliquer ce que j'aimerais qu'ils te racontent bien plus adroitement que moi.
L'accouchement est long et pénible mais pas plus douloureux qu'un nouveau jour de silence obstiné.
Alors, laisser venir comme cela vient. Tant pis pour les maladresses pourvu que tu les reçoivent comme elles sont nées, authentiques et sans arrière pensée.
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No happy ending
Plus rien sauf le petit message que vous vous étiez promis de vous envoyer une fois arrivés à bon port.
Ce dernier message qui a fait vibrer ton téléphone. Que tu n'as pas lu tout de suite pour voir encore s'afficher son nom sur l'écran qui te brule les yeux.
Et ses 4 derniers mots :
*Good bye my love*
Ce dernier message qui a fait vibrer ton téléphone. Que tu n'as pas lu tout de suite pour voir encore s'afficher son nom sur l'écran qui te brule les yeux.
Et ses 4 derniers mots :
*Good bye my love*
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lundi 16 février 2009
De tant en temps
Tant de choses encore à te dire.
Tant de bêtises encore à raconter.
Tant de sourires encore à te voler.
Tant de petits mots encore dans l'écorce de ton mail à graver.
Tant de mèches de tes cheveux encore à replacer.
Tant de Goulphar encore à grimper.
Tant de coins de l'Asie encore à farfouiller.
Tant de Grands Parcs encore où aller camper.
Tant de pays encore à explorer.
Tant de mers encore à qui se confier.
Tant de parcours encore où aller golfer.
Tant de restaurants encore à s'essayer.
Tant de perles de coco encore à gouter.
Tant de combinaisons de mascarpone encore à se risquer.
Tant de breakfast-DVD tardifs encore à tes côtés.
Tant de tes affaires encore à ramasser.
Tant de petits plats encore à se mijoter.
Tant de cigarettes encore à éviter.
Tant de concerts encore à écouter.
Tant de rythmes encore sur lesquels s'abandonner.
Tant de SMS encore à se pianoter.
Tant de rendez-vous encore à se donner.
Tant de parcs encore où se prélasser.
Tant de ciels en montgolfière encore à escalader.
Tant de Meow-Graouh à s'échanger.
Tant de soleil encore à lézarder.
Tant d'autres jolies filles encore à détailler.
Tant de câlins encore à pratiquer.
Tant de gratouilles encore à quémander.
Tant d'étoiles encore allongés dans l'herbe nocturne à contempler.
Tant de complicité encore à ton oreilles glisser.
Tant de sourires encore à tes yeux murmurer.
Tant de caresses encore à t'essayer.
Tant de fois encore tes formes esquisser.
Tant de fois ta langue encore à capturer.
Tant de baisers encore pour s'enflammer.
Tant de fois encore ton nombril à embrasser.
Tant de fois ton mamelon encore à embraser.
Tant de fois encore ta source de jouvence où s'abreuver.
Tant de fois encore de ta saveur s'enivrer.
Tant de fois encore en toi fusionner.
Tant de fois encore ton sein contre lequel se reposer.
Tant de fois tes dragons encore sur ta peau dessiner.
Tant de refrains encore à se fredonner.
Tant de soupirs encore à exulter.
Tant de silences encore à partager.
Tant encore de moments Bleus à se saupoudrer.
Tant de fois tes gouttes de soleil encore à compter. Encore. Et encore. Et encore.
Temps enfin de vous appeler ?
De tant en temps, j'hésite sur la marche à suivre comme on tâtonne dans le noir, trébuchant sur ces souvenirs qui ne seront plus, perdu.
Tant de bêtises encore à raconter.
Tant de sourires encore à te voler.
Tant de petits mots encore dans l'écorce de ton mail à graver.
Tant de mèches de tes cheveux encore à replacer.
Tant de Goulphar encore à grimper.
Tant de coins de l'Asie encore à farfouiller.
Tant de Grands Parcs encore où aller camper.
Tant de pays encore à explorer.
Tant de mers encore à qui se confier.
Tant de parcours encore où aller golfer.
Tant de restaurants encore à s'essayer.
Tant de perles de coco encore à gouter.
Tant de combinaisons de mascarpone encore à se risquer.
Tant de breakfast-DVD tardifs encore à tes côtés.
Tant de tes affaires encore à ramasser.
Tant de petits plats encore à se mijoter.
Tant de cigarettes encore à éviter.
Tant de concerts encore à écouter.
Tant de rythmes encore sur lesquels s'abandonner.
Tant de SMS encore à se pianoter.
Tant de rendez-vous encore à se donner.
Tant de parcs encore où se prélasser.
Tant de ciels en montgolfière encore à escalader.
Tant de Meow-Graouh à s'échanger.
Tant de soleil encore à lézarder.
Tant d'autres jolies filles encore à détailler.
Tant de câlins encore à pratiquer.
Tant de gratouilles encore à quémander.
Tant d'étoiles encore allongés dans l'herbe nocturne à contempler.
Tant de complicité encore à ton oreilles glisser.
Tant de sourires encore à tes yeux murmurer.
Tant de caresses encore à t'essayer.
Tant de fois encore tes formes esquisser.
Tant de fois ta langue encore à capturer.
Tant de baisers encore pour s'enflammer.
Tant de fois encore ton nombril à embrasser.
Tant de fois ton mamelon encore à embraser.
Tant de fois encore ta source de jouvence où s'abreuver.
Tant de fois encore de ta saveur s'enivrer.
Tant de fois encore en toi fusionner.
Tant de fois encore ton sein contre lequel se reposer.
Tant de fois tes dragons encore sur ta peau dessiner.
Tant de refrains encore à se fredonner.
Tant de soupirs encore à exulter.
Tant de silences encore à partager.
Tant encore de moments Bleus à se saupoudrer.
Tant de fois tes gouttes de soleil encore à compter. Encore. Et encore. Et encore.
Temps enfin de vous appeler ?
De tant en temps, j'hésite sur la marche à suivre comme on tâtonne dans le noir, trébuchant sur ces souvenirs qui ne seront plus, perdu.
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dimanche 15 février 2009
/slreamp
Comment vas-tu ? Que fais-tu ? Où es-tu ?
Je guette tous les échos numériques de ta présence. Je tente de les décoder, de leur donner un sens.
Je me rassure en te voyant levée. Je n'accepte le sommeil qu'en te savant rentrée.
Je m'inquiète, je m'interroge, je me rassure.
Le silence radio que nous nous imposons est une torture plus pernicieuse que ce à quoi je m'attendais.
Je regarde mon téléphone des minutes durant en tentant d'imaginer comment tu te sens. J'hésite à effacer ton numéro du répertoire, pour éviter toute gaffe si le contrôle venait à m'échapper. Évidemment je n'en fais rien.
Ma messagerie instantanée attire inexorablement mon regard. Je sursaute ! Une fenêtre de conversation à ton nom est à l'écran... Après quelques secondes d'affolement, réaliser qu'il s'agit de celle que j'ai ouverte quelques minutes plus tôt pour y voir ta photo et qui reparait après en avoir fermé une autre l'ayant dissimulée.
A travers les réseaux sociaux, je t'envoie des signaux de ma présence, espérant que tu les guettes aussi. "Tu vois, je suis là..." te murmurent-ils.
J'aimerai pouvoir t'apporter un réconfort que je ne suis plus en mesure de t'offrir. Il est encore sans doute trop tôt. Quand sera-t-il temps ? Comment le saurons-nous ? Qui contactera l'autre en premier ? Que nous dirons-nous ?
Pour l'instant j'observe un silence forcé, un mutisme nécessaire.
Les signaux de fumée de nos status respectifs qui gagnent le ciel au fur et à mesure des journées sont déjà une bouée suffisante à laquelle se raccrocher pour ne pas sombrer.
Dimanche, 01:40. Te voila rentrée semble-t-il.
Douce nuit tendre vous.
/hug
/slreamp
Je guette tous les échos numériques de ta présence. Je tente de les décoder, de leur donner un sens.
Je me rassure en te voyant levée. Je n'accepte le sommeil qu'en te savant rentrée.
Je m'inquiète, je m'interroge, je me rassure.
Le silence radio que nous nous imposons est une torture plus pernicieuse que ce à quoi je m'attendais.
Je regarde mon téléphone des minutes durant en tentant d'imaginer comment tu te sens. J'hésite à effacer ton numéro du répertoire, pour éviter toute gaffe si le contrôle venait à m'échapper. Évidemment je n'en fais rien.
Ma messagerie instantanée attire inexorablement mon regard. Je sursaute ! Une fenêtre de conversation à ton nom est à l'écran... Après quelques secondes d'affolement, réaliser qu'il s'agit de celle que j'ai ouverte quelques minutes plus tôt pour y voir ta photo et qui reparait après en avoir fermé une autre l'ayant dissimulée.
A travers les réseaux sociaux, je t'envoie des signaux de ma présence, espérant que tu les guettes aussi. "Tu vois, je suis là..." te murmurent-ils.
J'aimerai pouvoir t'apporter un réconfort que je ne suis plus en mesure de t'offrir. Il est encore sans doute trop tôt. Quand sera-t-il temps ? Comment le saurons-nous ? Qui contactera l'autre en premier ? Que nous dirons-nous ?
Pour l'instant j'observe un silence forcé, un mutisme nécessaire.
Les signaux de fumée de nos status respectifs qui gagnent le ciel au fur et à mesure des journées sont déjà une bouée suffisante à laquelle se raccrocher pour ne pas sombrer.
Dimanche, 01:40. Te voila rentrée semble-t-il.
Douce nuit tendre vous.
/hug
/slreamp
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samedi 14 février 2009
Chronoposted
10:58.
Trois longues sonneries me tirent du sommeil qui avait fini par m'assommer.
Trois longues sonneries. Insistance.
Les yeux dans le brouillard je signe une feuille au hasard.
La tête farcie de vide, j'ai du mal à m'orienter. Je suis dans mon entrée, la porte claque, je prends conscience que j'ai dans les mains un paquet inconnu.
- "Je te l'enverrai par la poste"
Un bout de conversation me revient. Terrasse du Père Fouettard, 9 jours plus tôt, le soir.
Afflux de sang, la tête bourdonne, dans un silence absolu tout disparait autour de moi.
- "Je te l'enverrai par la poste"
Envers et contre tout, la boite à trésor n'a pas dit son dernier mot et c'est presque religieusement que je t'accueille chez moi comme si tu étais là.
Trois longues sonneries me tirent du sommeil qui avait fini par m'assommer.
Trois longues sonneries. Insistance.
Les yeux dans le brouillard je signe une feuille au hasard.
La tête farcie de vide, j'ai du mal à m'orienter. Je suis dans mon entrée, la porte claque, je prends conscience que j'ai dans les mains un paquet inconnu.
- "Je te l'enverrai par la poste"
Un bout de conversation me revient. Terrasse du Père Fouettard, 9 jours plus tôt, le soir.
Afflux de sang, la tête bourdonne, dans un silence absolu tout disparait autour de moi.
- "Je te l'enverrai par la poste"
Envers et contre tout, la boite à trésor n'a pas dit son dernier mot et c'est presque religieusement que je t'accueille chez moi comme si tu étais là.
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Losing my mind, one sleepless hour at a time
You collapse drowsy
I pull you up to me
Our fingers are grazing
It seems you want me
Dawn’s taking me away from...
From you
From you
Lying on the sofa, we cannot feel time passing
It seems no word will explain it
Norway voices are surrounding us
And the next bus will lead me far from you
It’s the way I feel one sleepless night
With you
With you
One Sleepless Night
Yules - The Release (2007)
I pull you up to me
Our fingers are grazing
It seems you want me
Dawn’s taking me away from...
From you
From you
Lying on the sofa, we cannot feel time passing
It seems no word will explain it
Norway voices are surrounding us
And the next bus will lead me far from you
It’s the way I feel one sleepless night
With you
With you
One Sleepless Night
Yules - The Release (2007)
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vendredi 13 février 2009
MailLog #2
Alone in the dark
26 janvier 2006 02:24
Vous voila partie.
Allongée. Couchée. Sans doute même à présent endormie.
Je rebondis de souvenirs en pensées.
Vous me manquez.
Je m'arrête, regarde autour de moi, vous n'êtes pas là.
Vous me manquez.
Je pense à ce soir, je rêve de demain, je me souviens d'hier.
Vous me manquez.
Les rendez-vous dans les parcs, les escalators en tout sens à Londres, les mots gravés dans le sable et les coquillages sur la plage, le soleil et la neige fourrés dans vos cheveux, un lit défait dans une chambre en désordre, un Botticelli accroché au mur d'un loft de 700m², une bonne croute à regarder au fond d'un canapé.
Vous me manquez.
L'odeur de noix de Saint Jacques qui dorent dans la poile, la saveur nouvelle de pousses d'épinard et de vinaigre balsamique, un improbable fromage anglais qui prend tout son goût mis au frigo, la couleur mielleuse de pancakes au petit déjeuner.
Vous me manquez.
Les sanglots joyeux d'un fou rire irrépressible, une moue malicieuse et un froncement de sourcils taquin, un sourire carnassier et une bouche prête à croquer, un mètre de cheveux et l'autorisation exclusive d'y toucher.
Vous me manquez.
Des déclarations camouflées dans l'envoi de chansons, des mots qui hésitent à trouver leur précision, les langues qui finalement se délient, des mains qui se trouvent et des doigts qui s'accrochent.
Vous me manquez.
26 janvier 2006 02:24
Vous voila partie.
Allongée. Couchée. Sans doute même à présent endormie.
Je rebondis de souvenirs en pensées.
Vous me manquez.
Je m'arrête, regarde autour de moi, vous n'êtes pas là.
Vous me manquez.
Je pense à ce soir, je rêve de demain, je me souviens d'hier.
Vous me manquez.
Les rendez-vous dans les parcs, les escalators en tout sens à Londres, les mots gravés dans le sable et les coquillages sur la plage, le soleil et la neige fourrés dans vos cheveux, un lit défait dans une chambre en désordre, un Botticelli accroché au mur d'un loft de 700m², une bonne croute à regarder au fond d'un canapé.
Vous me manquez.
L'odeur de noix de Saint Jacques qui dorent dans la poile, la saveur nouvelle de pousses d'épinard et de vinaigre balsamique, un improbable fromage anglais qui prend tout son goût mis au frigo, la couleur mielleuse de pancakes au petit déjeuner.
Vous me manquez.
Les sanglots joyeux d'un fou rire irrépressible, une moue malicieuse et un froncement de sourcils taquin, un sourire carnassier et une bouche prête à croquer, un mètre de cheveux et l'autorisation exclusive d'y toucher.
Vous me manquez.
Des déclarations camouflées dans l'envoi de chansons, des mots qui hésitent à trouver leur précision, les langues qui finalement se délient, des mains qui se trouvent et des doigts qui s'accrochent.
Vous me manquez.
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One week
Une semaine, comme un gouffre de néant, dont il ne reste rien
La nuit du 5 aurait pu se poursuivre et se fondre dans le petit matin du 13 que rien n'aurait été différent.
Une semaine de vide abyssal.
S'immoler dans cette absence de tout.
La nuit du 5 aurait pu se poursuivre et se fondre dans le petit matin du 13 que rien n'aurait été différent.
Une semaine de vide abyssal.
S'immoler dans cette absence de tout.
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jeudi 12 février 2009
Petite mort
Il y a une semaine, à cette heure ci, vous étiez encore attablés. Ensemble. Le diner achevé, le spectre de cette soirée encore tenu à l'écart, une surprenante revue empruntée dans les toilettes du restaurant Thaï sous le bras, vous décidez d'aller boire un verre dans un endroit plutôt calme.
Elle est belle. Elle est magnifique. Ses longs cheveux noirs sont coiffées de deux longues mèches qui lui encadrent le visage. Elle porte le collier, son collier, votre collier. Un gilet noir croisé sur la poitrine et retenu par une discrète épingle à nourrice souligne les formes de son entêtant décolleté.
Dehors, il fait un froid glacial. Un premier étage pour boire un verre vite quitté, une terrasse plus accueillante, couverte et chauffée, thé et chocolat, paroles et larmes silencieuses. Gouter le sel de son amour qui pleure. Plus tard y verser ton tribu. Longue et solitaire trainée saline qui te zèbre la joue.
Dehors, le froid toujours, intense. Dernier métro et les passants qui passent. Qui fuient cette nuit mauvaise qui mord à coups de gueule glacés. Plus tard, plus loin, notre Dame qui dort et le parvis, derniers témoins de vos étreintes ; puis ce parking qui l'engloutit.
Depuis, plus rien.
Elle est belle. Elle est magnifique. Ses longs cheveux noirs sont coiffées de deux longues mèches qui lui encadrent le visage. Elle porte le collier, son collier, votre collier. Un gilet noir croisé sur la poitrine et retenu par une discrète épingle à nourrice souligne les formes de son entêtant décolleté.
Dehors, il fait un froid glacial. Un premier étage pour boire un verre vite quitté, une terrasse plus accueillante, couverte et chauffée, thé et chocolat, paroles et larmes silencieuses. Gouter le sel de son amour qui pleure. Plus tard y verser ton tribu. Longue et solitaire trainée saline qui te zèbre la joue.
Dehors, le froid toujours, intense. Dernier métro et les passants qui passent. Qui fuient cette nuit mauvaise qui mord à coups de gueule glacés. Plus tard, plus loin, notre Dame qui dort et le parvis, derniers témoins de vos étreintes ; puis ce parking qui l'engloutit.
Depuis, plus rien.
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MailLog #1
A peine plus loin que demain
22 juillet 2006 08:42
Avec cette chaleur déjà très matinale qui ne décolère pas,
Me glisser le coeur battant dans l'intimité de votre mail,
Allonger quelques mots auprès de votre oreille,
Murmurer autant de caresses que nos peaux voudront s'en imprégner,
Et doucement, tendrement, effleurer votre front, vos paupières closes, le creux de votre cou, vos taches de rousseur - toutes, une à une, le sommet de vos épaules, le creux de vos bras, votre ventre si doux, la naissance de vos jambes et toute leur longueur, le bout de vos pieds et la pointe de vos lèvres d'un long baiser vêtu de frais.
Au revoir ma belle endormie.
A très vite.
22 juillet 2006 08:42
Avec cette chaleur déjà très matinale qui ne décolère pas,
Me glisser le coeur battant dans l'intimité de votre mail,
Allonger quelques mots auprès de votre oreille,
Murmurer autant de caresses que nos peaux voudront s'en imprégner,
Et doucement, tendrement, effleurer votre front, vos paupières closes, le creux de votre cou, vos taches de rousseur - toutes, une à une, le sommet de vos épaules, le creux de vos bras, votre ventre si doux, la naissance de vos jambes et toute leur longueur, le bout de vos pieds et la pointe de vos lèvres d'un long baiser vêtu de frais.
Au revoir ma belle endormie.
A très vite.
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