dimanche 17 mai 2009

L'inconvénient dans la culture c'est la prédominance de "ture" et le manque de "cul".

De cette après-midi à cette fin de soirée, mes pas rythmés par la nuit des musées.

Cette nuit, que je voulais comme un pansement culturel sur la plaie de mon coeur qui saigne sans compter comme c'est la règle en amour, n'a fait que me jeter au visage ma solitude sentimentale et amplifie la résonnance de votre absence.

De manière entêtante, je nous revois dans chaque lieu que nous avons fréquenté, dans chaque rue que nous avons arpentée, nous imagine dans ceux que je découvre et que j'aurais aimé partager avec vous.
Tous ces trésors culturels glissent sur moi ; rapidement mon périple n'a plus de sens. A quoi bon tout cela puisque nous ne pouvons en discuter. Que sont ces souvenirs que nous ne pouvons partager ? J'aurais aimé recueillir vos impressions, vous offrir les miennes ; attraper votre main également, effacer la pluie de votre visage. Nos discussions me manquent, votre vision du monde, vos avis, vos interrogations. Nos silences aussi, précieux cocons
douillets où il était si bon s'écouter ne rien dire. Ceux qui m'accompagnent aujourd'hui sont pesants comme des pierres et glacés comme de mauvais hivers.

Je quitte donc le Louvre qui tournoie autour de moi, carrousel de sculptures et de toiles de maîtres.
La fraicheur du dehors et le mouillé de la pluie me rendent un semblant d'équilibre. Attendre toutefois quelques instants pour retrouver son souffle, chasser la nausée, se libérer de cette oppression tourbillonnante.
Et puis marcher. Tout le reste de la nuit, de la pyramide cristalline au pied de laquelle je m'étais dit que je vous ferais un jour l'amour aux portes de chez moi où plane encore votre parfum dans le premier placard de la salle de bain.

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