samedi 4 avril 2009

I have a stride to share, I have a breath to spare

Je me réveille d'un long sommeil sans rêve. Sans espoir.
Il est 16h30 passé. Dehors tout est gris. Au dedans aussi.
16h30... ! La petite machinerie organique aura finalement obtenu le dû qu'elle réclamait depuis plusieurs jours déjà, accablée de privation de repos.

Irrépressiblement et sans pouvoir attendre je me plante le coeur battant, angoissé, devant mon ordinateur comme on se rend devant l'autel en y implorant quelques signes.
Clics-clics frénétiques de pages que je recharge plusieurs fois par heure et qui parfois telles les augures me révèlent quelques brides d'un présent et d'un futur que je ne partage plus.

10h20. Tu est partie courir à la Forteresse. Te voilà donc de nouveau là-bas. La Forteresse, à défaut d'arriver à en sourire, je trouve presque l'image amusante. Battisse inexpugnable d'où tu pourras de nouveau contempler les autres. Un nouveau départ, un nouvel élan, une nouvelle vie. J'aimerai trouvé ta force, celle de tourner cette page que nous n'avons pas fini de partager ni d'écrire. Cela m'est toute bonnement impossible. J'essaye, je me débats, je trouve parfois l'apaisement le temps de quelques instants mais rien n'y fait. Tout me ramène à ce qui fut et que nous avons éteint.
11h44. Tu voici revenue, à cracher tes poumons racontes-tu.
Tu t'étais promis d'arrêter de fumer à 30 ans. Finalement nous n'aurons pas passé ce trentième anniversaire de concert, blessure béante et amère, et je ne t'aurai pas regardé, confiant, allumer ta dernière cigarette le soir de cette fête.

Tu es partie courir et tu craches tes poumons.

"I have a stride to share, I have a breath to spare"

If you want. And not only for a run of an hour.
If you want.

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