vendredi 29 mai 2009

Frozen Zone

Fatigué de n'avoir envie de rien.
Lassé de ne pouvoir me ressaisir et de sans cesse tout ramener à vous.
Enseveli dans une nuée de néant et les mots peinent à couler le long de mes doigts.

Vous me manquez et ce soir j'ai très froid.

mardi 26 mai 2009

Magie, étincelles et mots bleus

It's a kind of magic
It's a kind of magic
A kind of magic
One dream one soul one prize one goal
One golden glance of what should be
It's a kind of magic
One shaft of light that shows the way
No mortal man can win this day

It's a kind of magic
The bell that rings inside your mind
Is challenging the doors of time
It's a kind of magic

The waiting seems eternity
The day will dawn of sanity
Is this a kind of magic
It's a kind of magic
There can be only one
This rage that lasts a thousand years
Will soon be done
This flame that burns inside of me
I'm here in secret harmonies

It's a kind of magic
The bell that rings inside your mind
Is challenging the doors of time
It's a kind of magic

It's a kind of magic
The rage that lasts a thousand years
Will soon be will soon be
Will soon be done
This is a kind of magic
There can be only one
This rage that lasts a thousand years
Will soon be done-done
Magic - it's a kind of magic
It's a kind of magic
Magic magic magic magic
Ha ha ha it's magic
It's a kind of magic

A kind of magic
Queen - A kind of magic (1986)

dimanche 24 mai 2009

I'm Your Man

If you want a lover
Ill do anything you ask me to
And if you want another kind of love
Ill wear a mask for you
If you want a partner
Take my hand
Or if you want to strike me down in anger
Here I stand
Im your man

If you want a boxer
I will step into the ring for you
And if you want a doctor
Ill examine every inch of you
If you want a driver
Climb inside
Or if you want to take me for a ride
You know you can
Im your man

Ah, the moons too bright
The chains too tight
The beast wont go to sleep
Ive been running through these promises to you
That I made and I could not keep
Ah but a man never got a woman back
Not by begging on his knees
Or Id crawl to you baby
And Id fall at your feet
And Id howl at your beauty
Like a dog in heat
And Id claw at your heart
And Id tear at your sheet
Id say please, please
Im your man

And if youve got to sleep
A moment on the road
I will steer for you
And if you want to work the street alone
Ill disappear for you
If you want a father for your child
Or only want to walk with me a while
Across the sand
Im your man

If you want a lover
Ill do anything you ask me to
And if you want another kind of love
Ill wear a mask for you


I'm your man
Leonard Cohen - I'm Your Man (1988)

mercredi 20 mai 2009

Envie de... #3

Bobby Mc Ferrin dans les oreilles, le théâtre du Chatelet sous nos pieds et vous comme partition à improviser.

dimanche 17 mai 2009

L'inconvénient dans la culture c'est la prédominance de "ture" et le manque de "cul".

De cette après-midi à cette fin de soirée, mes pas rythmés par la nuit des musées.

Cette nuit, que je voulais comme un pansement culturel sur la plaie de mon coeur qui saigne sans compter comme c'est la règle en amour, n'a fait que me jeter au visage ma solitude sentimentale et amplifie la résonnance de votre absence.

De manière entêtante, je nous revois dans chaque lieu que nous avons fréquenté, dans chaque rue que nous avons arpentée, nous imagine dans ceux que je découvre et que j'aurais aimé partager avec vous.
Tous ces trésors culturels glissent sur moi ; rapidement mon périple n'a plus de sens. A quoi bon tout cela puisque nous ne pouvons en discuter. Que sont ces souvenirs que nous ne pouvons partager ? J'aurais aimé recueillir vos impressions, vous offrir les miennes ; attraper votre main également, effacer la pluie de votre visage. Nos discussions me manquent, votre vision du monde, vos avis, vos interrogations. Nos silences aussi, précieux cocons
douillets où il était si bon s'écouter ne rien dire. Ceux qui m'accompagnent aujourd'hui sont pesants comme des pierres et glacés comme de mauvais hivers.

Je quitte donc le Louvre qui tournoie autour de moi, carrousel de sculptures et de toiles de maîtres.
La fraicheur du dehors et le mouillé de la pluie me rendent un semblant d'équilibre. Attendre toutefois quelques instants pour retrouver son souffle, chasser la nausée, se libérer de cette oppression tourbillonnante.
Et puis marcher. Tout le reste de la nuit, de la pyramide cristalline au pied de laquelle je m'étais dit que je vous ferais un jour l'amour aux portes de chez moi où plane encore votre parfum dans le premier placard de la salle de bain.

vendredi 15 mai 2009

Equilibrium

Comme le funambule, je tente de ne pas tomber de mon fil.
Comme l'équilibriste, je tente de ne pas filer dans la tombe.

Des jours, des semaines, des mois à présent que je me prépare à la rafale qui vous arrachera à moi et me précipitera à bas.
A moins que je ne parvienne au bout de ma course avant que la tempête ne se lève ?
Petit à petit, pas à pas, j'avance, glissant prudemment un pied devant l'autre le long de cette voie dont je n'aperçois aucune issue, aucun échappatoire. Pris au piège je ne parviens qu'à me perdre d'avantage et à sombrer plus profondément encore.

Durant la lente agonie de ma progression, je songe, funambule somnambule, que nos lignes à présent parallèles se croisent de nouveau, que leur jonction fait naitre une nouvelle étoile ; nous nous attrapons la main et nous lançons ensemble dans le vide. A l'aventure.
Puis la froide et blafarde réalité d'un quotidien emplit de rien se réinsinue insidieusement le long de mon échine et ternit inexorablement jusqu'à mes sursauts d'orgueil. Seul reste intact le souvenir, ni embelli, ni romancé, ni diminué, joyau intact où se perd ma mémoire de trop vous y aimer.

Je me prépare des heures plus sombres et glacées que celles que je n'arrive déjà péniblement à surmonter.
Le manque est un poison inguérissable.
Le manque est un poison qui flétrit.
Le manque est un poison qui détruit.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque.
Le manque

de vous.
Il n'y avait qu'un seul remède mais je l'ai laissé filer.

Pour l'instant continuer de gérer au jour le jour, à la nuit la nuit ; se raccrocher du bout des pieds le long du fil du glacier. Fermer les yeux quelques instants et songer de nouveau pour éviter la chute.
Equilibrium.

jeudi 14 mai 2009

White Road

Petit caillou blanc déposé ici le long de ces interminables et répétitives nuits blanches qui sinuent dans le noir sans repère de mes soirées.
Petit caillou blanc semé pour un jour retrouver mon chemin.

Bientôt nous pourrons dans cette forêt minérale aller en cueillir de pleins paniers sur les arbres qui n'auront rien à envier aux pommiers en fleur.
De pleins paniers pour continuer de prolonger ce chemin d'albâtre qui s'il ne me mène nul part en particulier me relie irrémédiablement, tendrement et précieusement jusque vous.

lundi 11 mai 2009

MailLog #5

Nuitament
14 janvier 2008 04:49

04:26 et quelques autres éternités.

Ce matin la nuit n'a pas encore vraiment commencé que le jour s'arrime pourtant déjà au suivant.
Quelques heures de plus ou de moins.
Quelques heures en plus ou en moins.

De celles-ci s'écoulent l'encre des mots que racontent mes doigts le long du piano alpha et numérique.
Un goutte à goutte qui n'étanchera pas la soif de la page blanche de nos échanges.

Puisque les minutes me sont à présent comptées, je vous livre pour toutes celles à venir la tendresse de ce baiser.

/love

samedi 9 mai 2009

O Captain My Captain

O Captain my Captain! our fearful trip is done,
The ship has weathered every rack, the prize we sought is won,
The port is near, the bells I hear, the people all exulting,
While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring;
But O heart! heart! heart!
O the bleeding drops of red,
Where on the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.

O Captain! my Captain! rise up and hear the bells;
Rise up--for you the flag is flung for you the bugle trills,
For you bouquets and ribboned wreaths for you the shores a-crowding,
For you they call, the swaying mass, their eager faces turning;
Here Captain! dear father!
This arm beneath your head!
It is some dream that on the deck,
You've fallen cold and dead.

My Captain does not answer, his lips are pale and still;
My father does not feel my arm, he has no pulse nor will;
The ship is anchored safe and sound, its voyage closed and done;
From fearful trip the victor ship comes in with object won;
Exult O shores, and ring O bells!
But I, with mournful tread,
Walk the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.

Ô Captain My Captain
a poem by Walt Whitman - Leaves of Grass (1865)

mercredi 6 mai 2009

Envie de... #2

De ne pas rentrer chez moi, de sauter dans un taxi, de sonner à votre porte, de vous remettre ce bouquet de fleurs tristes de ne pas vous avoir vu depuis si longtemps, de me réfugier dans vos bras, de m'allonger contre vous, de gouter le silence de ces retrouvailles et de m'endormir bercé par le murmure de votre respiration.

mardi 5 mai 2009

My precious ghost

Un mètre de cheveux noirs qui flottent au vent et dont les reflets m'éclaboussent en cet après-midi, la fragrance d'un parfum qui n'en est pas un qui me submerge en un instant, mon coeur qui s'emballe, son rythme qui déraille. Je tente de me raisonner mais m'élance déjà à votre suite, fends la foule, prononce des mots d'excuses incohérents autour de moi, crie votre prénom. La jeune femme qui n'est pas vous se retourne comme la plupart des gens alentour. Elle a un sourire triste d'excuse devant la déception que je ne peux dissimuler.

J'ai les jambes qui tremblent.
Je m'assieds pour ne pas choir.
Une heure passe.

vendredi 1 mai 2009

No-silicon valley‏

Peau fine, satinée, douce comme le velouté d'une pêche fraîche.

Les seins émouvants, joli vallon souriant et dardant.

Cheveux longs, si longs, attachés ou emmêlés.

Les lèvres qui rient malgré la moue, le sourire qui rigole mi amusé mi attendri.

Les graines de soleil qui éclaboussent ton visage.

Au naturel, j’aime.