mardi 31 mars 2009

Not the right way

Work is Right
Work is Truth
Work is Health
Work is Breath
Work is Life
Work is Hope
Work is Happiness
Work is Joy
Work is Desire
Work is Sex
Work is Love
Work is Heaven
Work is Forgetting
Work is Oblivion
Work is Redemption
Work is not the right way.

mercredi 25 mars 2009

Wordless

Du coup même mes mots n'en finissent plus de ne pas vouloir sortir.

jeudi 19 mars 2009

It's only after you've lost everything that you're free to do anything

Courant de la semaine dernière je t'ai recontactée. Après plus d'un mois de séparation et de profondes réflexions, après les parôles d'un ami qui m'ouvrirent les yeux et le coeur, je t'annonçais que j'étais prêt à t'ouvrir les portes que j'avais jusque là gardées précieusement closes. Mes enfants, mon frère et mes soeurs, mes parents, ...
C'était le frein qui avait stoppé notre histoire.
Il fallait que tu réfléchisses. Je t'ouvrais ces portes mais ne pouvais promettre d'engagement à vie, enfants, vie de couple sous le même toit, etc, et tu avais pour plus tard les projets d'une femme de 30 ans qui veut construire sa vie.
Ne souhaitant pas redémarrer notre histoire sur une base biaisée, je t'avouais avoir entretenu une relation avec celle de qui je suis séparé mais non divorcé. C'était déjà le matin d'une nouvelle journée, nous échangions par messagerie instantanée, je n'avais pas fini de tout te dire, je n'étais pas très clair dans mes explications, je ne souhaitais plus rien dissimuler mais sans doute par un involontaire instinct de protection je n'arrivais à tout livrer sur le moment, et nous en sommes restés là, en t'ayant toutefois demandé une faveur, celle que nous reprendrions cette discussion.

Avant cela, sans doute pensant tout savoir, tu l'a contactée, vous vous êtes rencontrées et elle a fini de te dire ce que je n'avais pas encore fait. Une relation très exceptionnelle puis beaucoup plus régulière jusque récemment. Le lendemain nous nous voyions et avons parlé de la fin d'après-midi jusque très tard dans la nuit, 8 heures durant. Ma version différait sur certains aspects de la sienne, mais au final je ne sais pas si cela a beaucoup d'importance, le fond restait le même : si mes sentiments, si tout ce que j'avais éprouvé, dit, vécu, ressenti, partagé avec toi étaient réels et sincères, je ne t'avais pas moins trompée, je t'avais dissimulé la vérité, j'avais menti. Pas qu'une fois. Sur la durée. Pendant longtemps. Beaucoup trop longtemps.

Tu m'as envoyé un message le lendemain, me laissant à mon tour, malgré tout, l'éventualité d'un peut-être retour d'un possible espoir. Me demandant de prendre le temps, de faire le nécessaire et de te le faire savoir le moment venu.

S'il est angoissant, il n'y a pas que le peut-être qui me retient, car après toutes ces discussions, après tout ce mal fait, je ne sais pas si j'ai encore assez confiance en moi pour envisager à nouveau quoi que ce soit. Pour prendre, pour faire courir le risque de peut-être blesser à nouveau. Et si je n'étais pas capable de me tenir à cette décision ? Vouloir me battre mais refuser de prendre un engagement que je ne suis pas absolument certain de savoir tenir.
Ce que j'ai fait, ce que je vous ai fait, me dégoute mais je n'arrive pas à me détester et cela me terrifie.

Voila.
Voila, la vérité crue, la vérité triste, la vérité sale. La vérité tout court.
J'ai trahi l'amour que je chérissais et que j'avais juré par dessus tout de protéger du reste du monde.
J'ai sali ta confiance et en même temps celle de nombre de personnes autour de toi.
Je ne cherche pas à me faire trouver d'excuses, ni à minimiser ce qui s'est passé ou encore à demander pardon pour ce qui n'est pas pardonnable. Je côtoie des gens qui entretiennent des aventures, courtes ou longues, sérieuses ou volages, de diverses
natures. Ils ont leurs raisons, leurs histoires. Je suis tombé complètement et on ne peut plus sincèrement amoureux de la plus jolie fleur que la terre ait portée mais il a fallu que ne meure pas définitivement la flamme qui avait jadis brillé ailleurs et y brille encore aujourd'hui. Seulement cela ne devait pas nous arriver à nous, pas à toi et moi. Notre foi l'un envers l'autre était totale, c'était notre contrat, c'était aussi jusque là notre constat, le fondement et la force inépuisable de notre relation.

Et pourtant...
Et maintenant notre bel amour enterré vivant.


dimanche 15 mars 2009

Soleil

Les enfants.
Le soleil.
Un éclat de grand air.
Rires et courses poursuites.
Sourires et câlins.

Vous les présenterai-je enfin ?

samedi 14 mars 2009

Alea jacta est

Vous voici donc toutes deux réunies.
Ou sous peu, comme une intime conviction. Un présentement plus fort qu'une impression.
Lâcher prise, laisser filer, ne pas interférer ni intervenir.
Etre mis face à ses imperfections. Confronter à ses contradictions, complètement à nu.

Take a deep breath.
Die a second and another.
And see after.

Aussi simplement que cela, je Vous aime.
Aussi inextricablement que cela
, je Vous aime.
Profondément. Intensément. Pleinement. Sincèrement.
Mon équilibre.
Ma fissure, ma blessure.
Ma damnation.
Si le reste du monde n'existait pas, une bénédiction.

jeudi 12 mars 2009

Oeuvre au Noir

S'isoler.
Pour pouvoir ressentir cette solitude.
En avoir besoin.
De déguster cette souffrance.
Afin de ne pas l'oublier.
La cristalliser.
La transmuter de douleur en souvenir.
Se rappeler pourquoi, se souvenir comment.

S'isoler.
Pour tout ressentir avec plus de clarté.
Eviter que la sollicitude d'amis ne vienne l'émousser.
Net, vif, aigu, tranchant. Douloureux forcément.

S'isoler.
Dans mon laboratoire secret.
Capter ces émotions comme autant d'ingrédients précieux.
Transmuter la douleur en souvenir...
Se rappeler pourquoi, se souvenir comment.
Mettre en stase les mots et les sentiments d'alors et du moment.
Figer les évènements et leur contexte.
Ne pas laisser au temps de prises pour les altérer.

Se détruire pour se reconstruire.

mercredi 11 mars 2009

Embrasade

Je me suis amouragé d'une rose.
Délicieuse torture, doux supplice.
Je lui viole un baiser. Je l'embrase sur la bouche.
J'ai la conscience aigüe d'être troublé.
Je n'ai ce soir rien d'autre à offrir que mon inextinguible désir.
Une flamme d'eau ardente prête à nous submerger.
Une féroce vague de bleu pur qui nous fera rougir devant tant de tendre luxure.

Je la veux, j'en fais le voeux, j'en fais l'aveu.

Small World Effect Worshiper

Vous ici.
Moi là.
Frappé(s) de plein fouet par le hasard du small-world-effect.
C'était possible bien sûr, mais tellement inattendu !
Peut-être est-ce là enfin la réalisation d'un de mes voeux ?

Le pouls qui s'accélère autant que mes yeux qui n'en reviennent pas et tentent de se persuader de la réalité de cette apparition.
Est-ce un sourire que dessine vos lèvres ? Vos yeux sont-ils en train de pétiller ?
Êtes vous heureuse ces retrouvailles inopinées ou tout l'inverse au contraire ?
Je sens votre regard me détailler, me déshabiller, me pénétrer. Je m'y abandonne, possédé.
Et non je n'ai rien rasé.
J'ai l'impression que des flots de parôles s'apprêtent à nous envelopper, mais je m'efface quelques instants le temps de vous laisser remplir votre office. Saluts, accueils, baisers. Vous semblez bien aller, ce sourire vous va à ravir.
Vous ici, moi là.
Vous êtes belle, comme toujours. Désirable comme jamais.

Le temps s'arrête quelques instants.
Mais déjà vous partez et absent je redescends l'escalier.

Où que vous alliez, un petit bout de moi se fond dans vos pas.

mardi 10 mars 2009

Make it short

[09.03.09, 23:56] - http://tinyurl.com/al2zgf
[10.03.09, 01:21] - http://tinyurl.com/cg8rlu
[10.03.09, 05:08] - http://tinyurl.com/6saqy

jeudi 5 mars 2009

Vide



On my way back

02 mars, 6h45. Arrivée aéroport Charles de Gaulle, Terminal 2F.
Le taxi vient de me déposer. Je vous cherche. Dans les boutiques, aux comptoirs des cafés, dans les halls d'accueil.
Déjà en arrivant je guettais votre voiture le long des voies d'accès.
6h55. Enregistrement, départ porte 23F par navette à 7h05. Billet à la main j'avance à reculons, espérant un indice. Votre mètre de cheveux noirs, l'effluve de votre parfum qui n'en est pas un, la myriade d'étoiles qui vous illumine le visage, le son de votre pas. Le moment de franchir la sécurité pour embarquer. Attendre le dernier moment. Peut-être venez vous d'arriver ? Vous laisser le temps d'apparaitre. Il est à présent temps de passer, temps de partir. Je tends mon passeport et ma carte d'embarquement tout en ne pouvant retenir les regards que je jette en arrière. Peut-être avez vous été retardée ? J'espère ce moment de Bleu, de Magie improbable, tellement improbable que je ne peux m'empêcher d'y croire, d'être certain qu'il se produira. Mécaniquement, le regard absent, une boule indéglutissable dans la gorge, je ramasse ceinture, téléphone et clé dans les paniers de plastique blanc qui roulent sur le tapis. Un dernier coup d'oeil me projette de l'autre côté du sas. Vous avez peut-être été retardée...
7h22. Une vibration parcourt mon téléphone, court frisson électronique qui me remonte le long de la colonne vertébrale. Se pourrait-il que ce soit vous ? 7h27, il reste 18 minutes avant le décollage, 18 minutes à secrètement espérer. Peut-être avez-vous été retardée ?
8h06. Nous décollons finalement. Muselé, mon téléphone restera muet jusqu'à l'arrivée. Bientôt nous crevons le ciel de nuages, le soleil, lumière et chaleur.

02 mars, 9h37. Belt 40, aéroport international de Barcelone.
Je regarde défiler le cortège des bagages qui serpent tout autour de moi. Je me demande quelles histoires ils transportent, quelle a été et quelle sera celle de leurs propriétaires. Le coeur fébrile je résiste à grand peine à vous envoyer un "/landed" pour vous donner des nouvelles.

02 mars, 22h48. Hôtel Ritz Carlton sur le port Olympique, chambre 912.
Epuisé, les vêtements jetés aux quatre vents, je joue avec la chaîne Bang & Olufsen allongé sur ce lit aux dimensions improbables. Ma main s'attarde sur mon ventre. Et toi t'arrive-t-il de penser à moi quand tu te caresses ? Les chaînes de video à la demande me suggèrent "Pleasures of the Flesh" ou ""Bisexual 4somes8". Plus tard noyer mon autosexualité dans un bain d'eau bouillante aux proportions gigantesques.

03 mars, 17h04.
"Alors nous nous sommes séparés comme déjà saturés des délices du futur et j'ai marché seul, guidé par ton ombre, j'ai traversé la ville déserte encore étincelante du voyage des rêveurs."
Sa longue langue dorée m'accueille avec un sourire parfumé de frais. Le sable fredonne sous mes pas. Tristes le sourire et le doux froufrou. La plage me contemple avec mélancolie. Si j'en remonte le court en me perdant au loin, si je remonte le long de l'année écoulée, je nous trouverai en train de déjeuner attablés à la terrasse de ce restaurant qui nous aura régalé de sa paëlla.
Je voulais voir la mer et j'y suis, bien planté devant, face à face, pour la voir bien au fond des yeux. La mer. Mais pas de soleil. Le murmure des vagues. Mais pas votre main pour y glisser la mienne. Le sable fin. Mais pas le Bleu.
Je voulais voir la mer et j'y suis, le coeur plein de rage et le désir au ventre. A mon corps défendant, je verse mon tribu à son immensité salée.

03 mars, 19h36. Aéroport de Barcelone.
Assis après avoir déambulé près d'une heure dans l'aéroport j'attends le vol qui me ramènera à Paris, je m'interroge. J'ai beau tout faire pour éviter d'y penser, rien n'y fait, le lieu me ramène une fois encore un an en arrière. Nous étions alors rentrés de notre escapade barcelonaise chacun sur un vol différent mais pour nous retrouver très vite ensuite. Ce soir j'évite de lever la tête pour ne pas te chercher parmi les autres passagers. Je m'interroge. Pour l'instant les réseaux sociaux font encore état de notre couple malgré les états d'âme que nous y glissons. Je m'interroge. Quand viendra le temps où tu choisiras d'en effacer la trace ? Je m'interroge et cela me terrifie.