Comment vas-tu ? Que fais-tu ? Où es-tu ?
Je guette tous les échos numériques de ta présence. Je tente de les décoder, de leur donner un sens.
Je me rassure en te voyant levée. Je n'accepte le sommeil qu'en te savant rentrée.
Je m'inquiète, je m'interroge, je me rassure.
Le silence radio que nous nous imposons est une torture plus pernicieuse que ce à quoi je m'attendais.
Je regarde mon téléphone des minutes durant en tentant d'imaginer comment tu te sens. J'hésite à effacer ton numéro du répertoire, pour éviter toute gaffe si le contrôle venait à m'échapper. Évidemment je n'en fais rien.
Ma messagerie instantanée attire inexorablement mon regard. Je sursaute ! Une fenêtre de conversation à ton nom est à l'écran... Après quelques secondes d'affolement, réaliser qu'il s'agit de celle que j'ai ouverte quelques minutes plus tôt pour y voir ta photo et qui reparait après en avoir fermé une autre l'ayant dissimulée.
A travers les réseaux sociaux, je t'envoie des signaux de ma présence, espérant que tu les guettes aussi. "Tu vois, je suis là..." te murmurent-ils.
J'aimerai pouvoir t'apporter un réconfort que je ne suis plus en mesure de t'offrir. Il est encore sans doute trop tôt. Quand sera-t-il temps ? Comment le saurons-nous ? Qui contactera l'autre en premier ? Que nous dirons-nous ?
Pour l'instant j'observe un silence forcé, un mutisme nécessaire.
Les signaux de fumée de nos status respectifs qui gagnent le ciel au fur et à mesure des journées sont déjà une bouée suffisante à laquelle se raccrocher pour ne pas sombrer.
Dimanche, 01:40. Te voila rentrée semble-t-il.
Douce nuit tendre vous.
/hug
/slreamp
dimanche 15 février 2009
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