Courant de la semaine dernière je t'ai recontactée. Après plus d'un mois de séparation et de profondes réflexions, après les parôles d'un ami qui m'ouvrirent les yeux et le coeur, je t'annonçais que j'étais prêt à t'ouvrir les portes que j'avais jusque là gardées précieusement closes. Mes enfants, mon frère et mes soeurs, mes parents, ...
C'était le frein qui avait stoppé notre histoire.
Il fallait que tu réfléchisses. Je t'ouvrais ces portes mais ne pouvais promettre d'engagement à vie, enfants, vie de couple sous le même toit, etc, et tu avais pour plus tard les projets d'une femme de 30 ans qui veut construire sa vie.
Ne souhaitant pas redémarrer notre histoire sur une base biaisée, je t'avouais avoir entretenu une relation avec celle de qui je suis séparé mais non divorcé. C'était déjà le matin d'une nouvelle journée, nous échangions par messagerie instantanée, je n'avais pas fini de tout te dire, je n'étais pas très clair dans mes explications, je ne souhaitais plus rien dissimuler mais sans doute par un involontaire instinct de protection je n'arrivais à tout livrer sur le moment, et nous en sommes restés là, en t'ayant toutefois demandé une faveur, celle que nous reprendrions cette discussion.
Avant cela, sans doute pensant tout savoir, tu l'a contactée, vous vous êtes rencontrées et elle a fini de te dire ce que je n'avais pas encore fait. Une relation très exceptionnelle puis beaucoup plus régulière jusque récemment. Le lendemain nous nous voyions et avons parlé de la fin d'après-midi jusque très tard dans la nuit, 8 heures durant. Ma version différait sur certains aspects de la sienne, mais au final je ne sais pas si cela a beaucoup d'importance, le fond restait le même : si mes sentiments, si tout ce que j'avais éprouvé, dit, vécu, ressenti, partagé avec toi étaient réels et sincères, je ne t'avais pas moins trompée, je t'avais dissimulé la vérité, j'avais menti. Pas qu'une fois. Sur la durée. Pendant longtemps. Beaucoup trop longtemps.
Tu m'as envoyé un message le lendemain, me laissant à mon tour, malgré tout, l'éventualité d'un peut-être retour d'un possible espoir. Me demandant de prendre le temps, de faire le nécessaire et de te le faire savoir le moment venu.
S'il est angoissant, il n'y a pas que le peut-être qui me retient, car après toutes ces discussions, après tout ce mal fait, je ne sais pas si j'ai encore assez confiance en moi pour envisager à nouveau quoi que ce soit. Pour prendre, pour faire courir le risque de peut-être blesser à nouveau. Et si je n'étais pas capable de me tenir à cette décision ? Vouloir me battre mais refuser de prendre un engagement que je ne suis pas absolument certain de savoir tenir.
Ce que j'ai fait, ce que je vous ai fait, me dégoute mais je n'arrive pas à me détester et cela me terrifie.
Voila.
Voila, la vérité crue, la vérité triste, la vérité sale. La vérité tout court.
J'ai trahi l'amour que je chérissais et que j'avais juré par dessus tout de protéger du reste du monde.
J'ai sali ta confiance et en même temps celle de nombre de personnes autour de toi.
Je ne cherche pas à me faire trouver d'excuses, ni à minimiser ce qui s'est passé ou encore à demander pardon pour ce qui n'est pas pardonnable. Je côtoie des gens qui entretiennent des aventures, courtes ou longues, sérieuses ou volages, de diverses natures. Ils ont leurs raisons, leurs histoires. Je suis tombé complètement et on ne peut plus sincèrement amoureux de la plus jolie fleur que la terre ait portée mais il a fallu que ne meure pas définitivement la flamme qui avait jadis brillé ailleurs et y brille encore aujourd'hui. Seulement cela ne devait pas nous arriver à nous, pas à toi et moi. Notre foi l'un envers l'autre était totale, c'était notre contrat, c'était aussi jusque là notre constat, le fondement et la force inépuisable de notre relation.
Et pourtant...
Et maintenant notre bel amour enterré vivant.
jeudi 19 mars 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire