lundi 24 août 2009
Mensonge
Un vingt-e-deux septembre au diable vous partîtes,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
On ne reverra plus, au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Désormais, le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
À peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous,
Et c'est triste de n'être plus triste sans vous.
Le vingt-deux septembre
Georges Brassens - Les copains d'abord (1964)
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
On ne reverra plus, au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Désormais, le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
À peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous,
Et c'est triste de n'être plus triste sans vous.
Le vingt-deux septembre
Georges Brassens - Les copains d'abord (1964)
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Lyrics
mercredi 19 août 2009
Envie de... #5
Envie de vent, de soleil et de vitesse au ras du sol.
Fendre l'air et la terre pour laisser derrière soi ces traces de doigts sales se faire emporter par la marée.
Fendre l'air et la terre pour laisser derrière soi ces traces de doigts sales se faire emporter par la marée.
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Envie de...
mardi 11 août 2009
Loudless Ire
Ni oubliées, ni si vielles, mes blessures n'ont pas cessé de saigner.
Surtout pas quand le dard acéré de votre venin vient flétrir les images du passé.
Froissées et empoisonnées par la vérité que vous vous êtes construite, j'assiste impuissant à la curée de ce qui fut jadis et sincère.
Pour cela je pourrai arriver à vous détester.
Surtout pas quand le dard acéré de votre venin vient flétrir les images du passé.
Froissées et empoisonnées par la vérité que vous vous êtes construite, j'assiste impuissant à la curée de ce qui fut jadis et sincère.
Pour cela je pourrai arriver à vous détester.
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lundi 10 août 2009
Dis moi
C'est la saison des coeurs crevés sortez-vos mouchoirs en papier,
Les vieilles blessures oubliées
Comme des petits couteaux acérés
Dis-moi pourquoi tu viens me voir
On ne m'avait pas prévenue
C'est dur tu sais de te revoir
si j'avais su je ne serais pas venue
J ai pas envie de répondre
Je n'ai qu'une envie c'est te fondre
Que tu m'oublies complètement
De ma vue disparais dés maintenant
Dis-moi pourquoi tu viens me voir
On ne m'avait pas prévenue
C'est dur tu sais de te revoir
Et j'ai peur de pleurer une fois de plus
Tu fais saigner mon coeur...
C'est la saison des coeurs crevés sortez-vos mouchoirs en papier
Ne plus rien dire
Ne pas parler
Rien rien du tout
Tout oublier
Dis-moi pourquoi tu es venu
On ne m'avait pas prévenue
C'est dur tu sais de te revoir
Tu fais saigner mon coeur une fois de plus
Tu fais saigner mon coeur...
Dis moi
Babet - Drôle d'oiseau (2007)
Les vieilles blessures oubliées
Comme des petits couteaux acérés
Dis-moi pourquoi tu viens me voir
On ne m'avait pas prévenue
C'est dur tu sais de te revoir
si j'avais su je ne serais pas venue
J ai pas envie de répondre
Je n'ai qu'une envie c'est te fondre
Que tu m'oublies complètement
De ma vue disparais dés maintenant
Dis-moi pourquoi tu viens me voir
On ne m'avait pas prévenue
C'est dur tu sais de te revoir
Et j'ai peur de pleurer une fois de plus
Tu fais saigner mon coeur...
C'est la saison des coeurs crevés sortez-vos mouchoirs en papier
Ne plus rien dire
Ne pas parler
Rien rien du tout
Tout oublier
Dis-moi pourquoi tu es venu
On ne m'avait pas prévenue
C'est dur tu sais de te revoir
Tu fais saigner mon coeur une fois de plus
Tu fais saigner mon coeur...
Dis moi
Babet - Drôle d'oiseau (2007)
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