Ce soir, effacés les enregistrements stériles de mes auto-discussions.
Pas de copies cachées, pas de branches auxquelles se rattraper, ma voix ne résonnera plus de me, de nous, raconter.
Il y aurait-il vu une évidente signification ou un symbole caché ?
Je, et il, n'en saurai rien. Il était le seul au courant. M'a-t-il jamais cru d'ailleurs ? T'en aura-t-il parlé ?
Qu'importe.
J'ai la mâchoire crispée mais le soulagement est presque évident.
Je n'aurais plus ni la tentation de, ni à céder à les réécouter. A m'entendre parler et à relever mes impressions comme si j'écoutais le témoignage d'un inconnu.
Ce soir, le cahier gribouillé de pattes de mouche noires a également disparu, englouti corps et âme dans le vide ordure.
Il ne restera d'eux que ces mots ci, jusqu'au jour où ils connaitront peut-être un destin similaire.
Ce soir, quelque chose change. Je ne sais pas quoi.
Juste...
Pourvu que ce soit en bien.
mardi 9 juin 2009
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