J'ai l'impression que le sommeil m'a définitivement fuit.
J'ai beau le chercher, il m'évite, il arrive quand je ne m'y attends plus, me nargue au creux de la journée à force de ne pas l'avoir trouvé.
Et quand il vient enfin au petit matin, entre chien et loup, je n'y trouve finalement ni repos, ni apaisement, ni confort et encore moins de réconfort. Juste l'arrière goût brumeux de ce qu'il aurait pu être, et il faut déjà démarrer la journée qui sans cela ne m'attendra pas. Et le temps se traine de nouveau.
J'égraine à en perdre la tête le compte des interminables secondes qui s'empilent les unes dans les autres.
3 heures par nuit et le reste du temps à essayer de vous chasser de mes pensées.
Comme souvent, je vous parle des mots muets.
Comme souvent, je vous écris des phrases que vous n'entendez pas.
Comme souvent, Yules murmure à mes oreilles.
Comme souvent, je vous cherche là où n'êtes pas.
Je crois que je ne vais pas très fort.
lundi 6 avril 2009
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