Un mètre de cheveux noirs qui flottent au vent et dont les reflets m'éclaboussent en cet après-midi, la fragrance d'un parfum qui n'en est pas un qui me submerge en un instant, mon coeur qui s'emballe, son rythme qui déraille. Je tente de me raisonner mais m'élance déjà à votre suite, fends la foule, prononce des mots d'excuses incohérents autour de moi, crie votre prénom. La jeune femme qui n'est pas vous se retourne comme la plupart des gens alentour. Elle a un sourire triste d'excuse devant la déception que je ne peux dissimuler.
J'ai les jambes qui tremblent.
Je m'assieds pour ne pas choir.
Une heure passe.
mardi 5 mai 2009
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